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Enseignement primaire et secondaire : les Responsables Éducatifs s’engagent à combattre la corruption dans les écoles

A quelques jours de la rentrée scolaire 2018- 2019, les chefs d’établissements, administratifs et enseignants des écoles Academia et Lisanga, respectivement privée et publique, se sont engagés à lutter contre la corruption sous toutes ses formes dans leurs écoles.
Cette importante décision a été prise au cours du séminaire de formation sur le thème « Une éducation sans corruption », animée par la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption (LICOCO), dans la salle des conférences de l’école Lisanga, à l’intention des acteurs de l’Enseignement primaire et secondaire.

C’est très rare de voir dans la ville de Kinshasa des autorités, enseignants y compris, des écoles de consacrer du temps, -soit trois jours d’affilée- pour apprendre et assimiler les notions d’éthique et de corruption. Cet intérêt traduit une volonté manifeste de changement dans le chef des encadreurs éducatifs des écoles précitées à pouvoir produire un enseignement de qualité et inculquer aux enfants des valeurs morale et éthique irréprochable.

Au cours du partage d’expériences entre participants, il s’est avéré que la corruption cause beaucoup de dégâts sur la qualité de l’éducation en République Démocratique du Congo, et nécessite un engagement collectif de toutes les parties prenantes pour endiguer ce fléau dans le milieu scolaire.

Certains enseignants se sont compromis dans les pratiques de corruption par ignorance de faire la distinction entre un cadeau et un pot de vin venant d’un parent d’élève. D’où, les notions sur l’éthique et l’intégrité du responsable éducatif ainsi que la corruption ont permis aux participants d’élucider tout malentendu sur les faits de corruption dans le milieu scolaire.

Pour arriver à mieux combattre la corruption dans les écoles les chefs d’établissements ont promis de mettre en application le décret-loi sur la gestion des écoles, à rédiger et à faire signé à tout le personnel enseignant et administratif un code de bonne conduite, à vulgariser les conditions d’inscriptions des élèves, à publier les appels d’offre de recrutement du personnel pour choisir les meilleurs d’entre eux en vue de garantir la qualité de l’enseignement.

A cet effet, les deux écoles ont proposé un accompagnement permanent de la LICOCO pour veiller à la mise en œuvre effective des recommandations assorties de ce séminaire de formation dès la rentrée scolaire au mois de septembre prochain.

Il est important de souligner que cette prise de conscience des encadreurs éducatifs des écoles Academia et Lisanga est une garantie pour les parents qui prônent une éducation de qualité des enfants. Et cela va relancer le débat sur le refus de certains responsables des écoles privées et publiques de parler de la corruption dans leurs établissements et ne plus continuer à fermer les yeux face aux pratiques de corruption dans les écoles qui ne font porter préjudice à l’avenir du pays.

Notons-le, cette activité s’inscrit dans le cadre du programme de mobilisation sociale de la LICOCO d’amener les citoyens à s’approprier de cette bataille de la lutte contre la corruption dans notre société

Licoco

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CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

PRÉAMBULE
Nous, Peuple congolais,
Uni par le destin et par l’histoire autour de nobles idéaux de liberté, de fraternité, de
solidarité, de justice, de paix et de travail ;
Animé par notre volonté commune de bâtir, au cœur de l’Afrique, un Etat de droit et une
Nation puissante et prospère, fondée sur une véritable démocratie politique, économique,
sociale et culturelle ;
Considérant que l’injustice avec ses corollaires, l’impunité, le népotisme, le régionalisme, le
tribalisme, le clanisme et le clientélisme, par leurs multiples vicissitudes, sont à l’origine de
l’inversion générale des valeurs et de la ruine du pays ;
Affirmant notre détermination à sauvegarder et à consolider l’indépendance et l’unité
nationales dans le respect de nos diversités et de nos particularités positives ;
Réaffirmant notre adhésion et notre attachement à la Déclaration Universelle des Droits de
l’Homme, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, aux Conventions des
Nations Unies sur les Droits de l’Enfant et sur les Droits de la Femme, particulièrement à
l’objectif de la parité de représentation homme-femme au sein des institutions du pays ainsi
qu’aux instruments internationaux relatifs à la protection et à la promotion des droits
humains ;
Mû par la volonté de voir tous les Etats Africains s’unir et travailler de concert en vue de
promouvoir et de consolider l’unité africaine à travers les organisations continentales,
régionales ou sous-régionales pour offrir de meilleurs perspectives de développement et de
progrès socio-économique aux Peuples d’Afrique ;
Attaché à la promotion d’une coopération internationale mutuellement avantageuse et au
rapprochement des peuples du monde, dans le respect de leurs identités respectives et des
principes de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chaque Etat ;
Réaffirmant notre doit inaliénable et imprescriptible de nos organiser librement et de
développer notre vie politique, économique, sociale et culturelle, selon notre génie propre ;
Conscients de nos responsabilités devant Dieu, la Nation, l’Afrique et le Monde ;
Déclarons solennellement adopter la présente Constitution.

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Elections du 23 décembre 2018 en RDC Kabila-ONU-UA : qui trompe qui ?

Revue de presse du lundi 23 juillet 2018.

Alors que le président Joseph Kabila présentait l’état de la nation devant le Parlement, le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en faisaient autant. A Kinshasa, tout comme à New-York, on a eu droit à deux discours diamétralement opposés. Preuve de divergences qui persistent entre Joseph Kabila, Antonio Guterres et Moussa Faki. Le ton dur affiché, jeudi dernier, par le président Kabila, n’est pas anodin. Question : entre lui, l’ONU et l’UA, qui trompe qui ?, s’interroge le quotidien Kinois.

Jeudi dernier, Joseph Kabila a une fois de plus embouché son discours souverainiste dont il se distingue depuis quelque temps. Le contraire aurait d’ailleurs étonné. Sans ambages, son entourage ne jure que par l’indépendance de la RDC dans la conduite de ses affaires intérieures.

Joseph Kabila est revenu sur un engagement déjà annoncé il y a peu, à savoir que c’est avec des fonds propres mobilisés par l’Etat congolais que la Céni devrait organiser le triple scrutin (Présidentielle, législatives nationales et provinciales) du 23 décembre 2018.

Va-t-il tenir sa promesse ? Seul l’avenir le dira. Toutefois, au moment où à Kinshasa, le président Kabila haranguait le Parlement, à New-York se réunissaient en même temps les membres du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Sur la table des discussions : la situation de crise politique et sécuritaire en RDC. Si dans la capitale congolaise, Joseph Kabila a porté la toque de grand défenseur de la souveraineté de la RDC, déterminé à exclure du jeu politique congolais toute mainmise étrangère, à New-York, les experts de l’ONU et de l’UA n’ont pas caché leur inquiétude sur les nombreux verrous qui obstruent la route qui mène vers l’alternance démocratique en RDC.

En revanche  le Phare affirme à la une :Crise congolaise : ONU et UA, l’Accord du 31 décembre 2016 incontournable.

Bien que le Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, l’ai superbement ignoré dans son discours sur l’état de la Nation, le jeudi 19 juillet 2018, devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès au Palais du Peuple, en présence de nombreux invités dont des ambassadeurs et chefs des missions diplomatique, l’Accord du 31 décembre 2016 continue de tenir la route, aux yeux de l’ONU et l’UA.
En effet, ces deux institutions ont, dans un communiqué conjoint rendu public le même jour, exprimé leur vive « inquiétude » quant aux défis à relever pour renforcer la confiance dans le processus électoral ».

Dans une sorte de réponse indirecte à Kinshasa, qui semble faire fi des pressions internes et externes exigeant la mise en œuvre intégrale de ce compromis politique, elles ont clairement souligné que ce deal politique est l’unique voie de sortie de la crise congolaise.

Toujours dans le chapitre du processus électoral ,   CENI – Clôture formation magistrats : « Les listes provisoires de candidats députés provinciaux retenus seront affichés le 25 juillet », N. Basengezi, écrit le site d’information 7/7.cd 

La Commission Électorale Nationale Indépendante « CENI » a bouclé ce samedi 21 juillet 2018, le séminaire de formation des magistrats, sur la gestion des contentieux électoraux.

Ces magistrats formés auront donc pour mission principale de résoudre tous les problèmes liés à cette étape cruciale, qui est celle du contentieux électoral.

« C’est la raison d’être de cette formation pour que les magistrats maîtrisent les nouveaux systèmes qui sont apparus comme le seuil, le fonctionnement de la machine à voter… », a fait savoir Norbert Basengezi.

Dans la foulée, le vice-président de la CENI a annoncé pour le 25 juillet prochain, l’affichage des listes provisoires de candidats députés provinciaux retenus. Et le contentieux proprement dit, débutera à partir du 26 juillet.

S’agissant de l’ouverture des BRTC pour la présidentielle et les législatives nationales, le rendez-vous est maintenu pour le 25 juillet prochain, soit dans 4 jours

Sur un autre registre Actualité.cd révèle ,RDC-Beni: 14 détenus morts en deux mois dans la prison de Kangbayi

Selon le médecin de cet établissement pénitentiaire, les pensionnaires manquent   d’intrants médicaux.

“Depuis le mois de juin nous avons enregistré 14 cas de décès suite au manque des médicaments dans la prison de Kangbayi. Pour ce mois de juillet, trois cas de décès ont été enregistrés”, a dit à ACTUALITE.CD, Dr Mwira Robert, médecin de la prison de Kangbayi.

Cette maison carcérale construite pour accueillir 150 détenus compte actuellement plus de 650 prisonniers, selon le maire de Beni.

“Les prisonniers font de fois une à deux semaines sans être alimentés.Les médicaments qu’on nous amène ne répondent pas aux besoins des détenus. L’État appuie rarement en médicaments cette prison. Ce qui nous aide à limiter le pire ici c’est le système de transfert [Ndlr: de la prison vers l’hôpital général de référence de Beni],  de fois nous effectuons 4 à 5 transferts par jour. Nous sommes allés bousculer le maire de Beni la semaine dernière pour que l’État congolais approvisionne régulièrement en nourriture et en médicaments cette prison”, a ajouté le médecin.

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Lettre Ouverte à l’Union africaine à propos de la Journée Africaine de lutte contre la corruption

Lettre Ouverte à l’Union africaine à propos de la Journée Africaine de lutte contre la corruption

Kinshasa, le 11 Juillet 2018

Chers Dirigeants de l’Union africaine,
Transparency International et ses 28 sections en Afrique félicitent l’Union africaine (UA) pour avoir
désigné le 11 juillet comme Journée africaine de lutte contre la corruption
et avoir consacré l’année 2018 à la lutte contre la corruption.
Les conséquences de la corruption sur le développement économique du continent ne
peuvent pas être sous-estimées. La corruption n’est pas un crime sans victime et touche souvent
ceux qui souffrent le plus particulièrement les personnes vulnérables, pauvres et marginalisées.

Auparavant, l’UA s’était engagée à lutter contre la corruption en Afrique et à garantir une culture de
bonne gouvernance et d’état de droit. Cet engagement est inscrit dans un certain nombre de traités
de l’UA, notamment:

I. La convention de l’UA pour prévenir et combattre la corruption (AUCPCC), adoptée en 2003
II. La charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, adoptée en 2007
III. La charte africaine des valeurs et des principes du service public et de l’administration,
adoptée en 2011
IV. La charte africaine sur les valeurs et les principes de la décentralisation, de la
gouvernance et du développement local, adoptée en 2014
Malgré ces engagements collectifs apparents contre la corruption en Afrique, le défi reste énorme
sur le Continent. En ratifiant ces chartes, les pays africains ont renforcé leur engagement en faveur
de la démocratie, des droits de l’homme et de l’état de droit, ainsi que des valeurs de transparence,
d’intégrité, de participation et de responsabilité.
Nonobstant ces efforts, la Convention des Nations Unies contre la corruption, la Convention de
l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption et d’autres traités régionaux, la
corruption reste une menace et un obstacle pour le développement des États africains, en
particulier le renforcement des institutions démocratiques et l’atteinte des objectifs de
développement durable (ODD).

À ce titre, Transparency International et ses Sections Africaines soumettent les recommandations
suivantes à l’UA pour examen.

1. La Convention de l’UA pour prévenir et combattre la corruption (AUCPCC)

L’AUCPCC est considéré comme une feuille de route partagée par les États pour mettre en œuvre
des systèmes de gouvernance et de lutte contre la corruption au niveau national et régional. La
convention contient des dispositions fortes qui pourraient résoudre les problèmes de corruption à
travers le continent.
Cependant, son application n’est possible que si chaque pays adopte et applique ces dispositions à
l’échelle nationale. Actuellement, seuls 40 des 54 États membres ont ratifié l’AUCPCC. Pourtant,
ceux qui l’ont ratifié n’ont pas encore démontré de progrès dans sa mise en œuvre. Sur ce, nos
recommandations à l’UA sont les suivants:
a. Exhorter les 14 pays restants qui n’ont pas encore ratifiés et déposés les instruments de
ratification de ce traité de prendre les mesures adéquates pour l’adopter.
b. Exiger que les pays qui ont déjà ratifiés la convention rendent compte de son application
et que leurs dirigeants soient responsables de sa mise en œuvre.

2. Conseil consultatif de l’UA sur la corruption

Tout en félicitant les dirigeants et les gouvernements de l’UA pour la promotion des initiatives de
lutte contre la corruption, nous sommes très préoccupés par les récentes allégations de corruption
formulées par Mr Daniel Batidam, ancien membre et ancien président du Conseil consultatif de l’UA
sur la corruption (AUABC).
Lorsqu’il a démissionné le 8 juin passé, Mr Batidam a cité des cas de mauvaise gouvernance,
notamment l’abus de pouvoir et le manque d’honnêteté, de responsabilité, de transparence et
d’intégrité au Secrétariat de l’AUABC et dans divers départements de l’UA.
Pour répondre à ces allégations et donner de la crédibilité à l’engagement de l’UA de lutter contre la
corruption, nos recommandations à l’UA sont les suivantes:
a. Enquêter sur les allégations de corruption à l’AUABC et sanctionner tous ceux qui
pourraient être jugés coupables.

3. Marchés publiques

Dans de nombreux pays africains, l’achat de biens et de services représente au moins 30% des
budgets nationaux. Cependant, de nombreux pays perdent de l’argent dans le cadre du
processus marchés publiques en raison de détournements de fonds et de corruption.
Cette perte est estimée à 25% en moyenne de toutes les ressources consacrées au développement.
Il est impératif que l’UA accorde une attention particulière aux pratiques des marchés
publiques sur le continent.
Sur ce, nos recommandations à l’UA sont les suivantes:
a. Élaborer des normes et des lignes directives pour la passation de marchés
publiques respectueuse des principes d’éthique et d’intégrité.
b. Mettre en place une communauté de praticien consacrée à la passation des marchés
publics respectueux des principes d’éthique et tenant en compte la valeur/prix.
c. Consacrer des ressources à la formation et au suivi dans la passation des
marchés publiques.
e. Investir dans la recherche dans le secteur des marchés publiques et constamment fournir
des recommandations pour son amélioration.

4. Les contrats ouverts

Les faits nous montrent que les contrats ouverts stimulent la croissance économique et renforcent
les systèmes de passation de marchés publics. La publication des informations sur les contrats
ouverts établis en 2014 facilite la dissémination standardisée des données, clarifient les
documents nécessaires au processus contractuel et permettent une analyse plus approfondie des
données.
Pour promouvoir les contrats ouverts, nous appelons l’UA à:
a. Encourager et faciliter les gouvernements membres à initier des contrats ouverts à travers
l’adoption, la publication des informations et les principes de contrats ouverts.
b. Faire les contrats ouverts comme processus d’achat par défaut de l’UA.

5. Recouvrement des avoirs volés

L’argent illicite qui quitte le continent réduit la quantité de ressources disponibles pour investir dans
l’emploi et fournir des services sociaux essentiels aux citoyens d’Afrique. Le continent est
particulièrement vulnérable à ce problème en raison de l’abondance de ressources naturelles
combinée à des antécédents de mauvaise gouvernance.
Lancé en 2016, le Panel de Haut Niveau des Groupes des experts africains sur les flux financiers
illicites présidé par l’ancien président Thabo Mbeki, a constaté que le continent perdait plus de 50
milliards de dollars par an pour des sorties financières illicites. Aujourd’hui, on estime à 90 milliards
de dollars américains en provenance du continent africain.
Pour stopper cette hémorragie, nous appelons l’UA à:
a. Exhorter les gouvernements à mettre en place et appliquer des lois sanctionnant des fonds
émanant de la corruption, de la criminalité et du blanchiment des capitaux. Cela inclut l’adoption
et la mise en œuvre de la législation qui exige l’identification des propriétaires réels des sociétés
faisant des affaires en Afrique.
b. Exiger que les systèmes judiciaires affectent du personnel spécialisés qui se focalisera sur comment
enquêter et sanctionner les crimes d’évasion fiscale et le recouvrement des avoirs volés.
c. Améliorer la coordination et la communication entre les institutions qui sont
chargées d’application de la loi au niveau national et international. Développer une base de
données africaine des entreprises figurant sur la liste noire sur les crimes et abus financiers.

6. Education et autres services publiques de base

L’accès a l’éducation, aux services de santé et à la justice équitable sont non seulement les droits
de base pour les citoyens mais aussi ils sont encrés dans les traités internationaux des droits de
l’homme dont la majorité des pays africains sont signataires et/ou ont domestiqués dans les
constitutions et lois nationales.
Cependant, beaucoup de citoyens africains continuent à être victimes de la corruption dans
le secteur de l’éducation, service de santé et dans le processus d’accès à la justice.
Dans le système éducatif, la corruption se manifeste dans la passation des marchés
pour la construction des écoles, le processus de recrutement des enseignants fictifs et l’inscription
des élèves fantômes, le détournement des ressources destinées aux achats des matériels scolaires
et leurs approvisionnements, les pots-de-vin pour l’accès a l’éducation et l’achat des grades et faux
diplômes, pour ne citer que cela.
Dans le secteur de la santé, certains employés demandent des paiements supplémentaires illégaux
pour que les citoyens accèdent aux soins médicaux. Dans certaines situations, la mort peut être le
prix ultime si l’argent demandé n’est pas honoré.
Dans le secteur de la justice, le traitement inéquitable des justiciables est un déni de justice à la
partie défavorisée.
Nous appelons les dirigeants africains de prendre des actions fortes pour lutter contre la corruption
qui minent encore l’accès à l’éducation de qualité, aux soins de santé pour tous et à une justice
équitable.
Plus spécialement, l’UA devrait assurer que ses états membres s’engagent à promouvoir :
a. La transparence et la redevabilité dans l’accès aux services de base comme l’éducation, la santé et
la justice et mettre fin à l’impunité de ceux qui sont reconnus coupables de crimes de corruption
b. La mise en place des mécanismes de collecte des plaintes des citoyens victimes de la corruption et
assurer la protection des dénonciateurs

7. Transparence dans la publication des propriétés réel des sociétés

En 2016, Transparency International a appelé les gouvernements à divulguer les propriétés réels
des sociétés ou des Banques afin de mettre fin au secret qui favorise des pratiques de corruption
dans ces secteurs.
Aujourd’hui, nous réitérons ces demandes et appelons l’UA à:
a. Publier des échéanciers pour la mise en place des registres publics dans le format des données
ouvertes, qui contiennent des informations sur les propriétés réels des sociétés ou des banques,
b. Exiger l’enregistrement de toutes les sociétés faisant des affaires sur le Continent Africain et ayant
des liens étroits avec leurs pays d’origine, même lorsqu’elles sont enregistrées à l’étranger.
c. Exiger que les soumissionnaires aux marchés publics se soumettent aux vérifications sur les
antécédents de la société et de ses dirigeants, actionnaires majoritaires et bénéficiaires effectifs,
ainsi que la divulgation de l’identité des propriétaires
d. Exiger que le secteur de l’immobilier mette en place des mécanismes de lutte contre le
blanchiment d’argent, y compris la vérification des clients potentiels et une bonne tenue des
informations y relatives.
e. S’assurer qu’il existe des sanctions aux fautes concernant la conduite, y compris des poursuites
pénales, pour les personnes reconnues coupables d’avoir violé ces lois et les lois connexes, et
celles qui ont fait de fausses déclarations.

8. Au-delà de 2018

L’engagement de l’UA à consacrer 2018 à la lutte contre la corruption en Afrique est un grand pas
en avant pour le continent.
Alors que nous félicitons l’UA d’avoir créé des institutions anti-corruption et de mettre en œuvre
des mesures, des stratégies et des programmes pour combattre la corruption dans la région, la
réalité est que la corruption persiste malgré ces efforts.
La corruption n’est pas seulement un fléau; c’est un cancer pour notre continent. En tant que tel,
nous devons continuer la lutte au-delà de 2018 et encourager les Africains à lutter contre la
corruption partout où ils se trouvent.
Nous croyons fermement, maintenant plus que jamais, que l’UA passe des slogans aux actions. À ce
titre, nous encourageons l’UA à consacrer des ressources à la lutte contre la corruption dans ses
pays membres. Ce soutien financier aidera à renforcer les systèmes anti-corruption existants et à
soutenir la société civile dans l’éradication de la corruption sur notre continent.

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Forum de la Société civile contre la Corruption:La LICOCO plaide pour le renforcement des mécanismes de contrôle en Afrique

L’épineuse question du flux financier illicite sera passée au peigne fin lors du Forum de la Société civile qu’organise le Parlement Panafricain de l’Union Africaine, dont les travaux ont été ouverts le mercredi 05 juillet 2018 à Midrand à Johannesburg (Afrique du Sud). Actuellement, on estime que l’Afrique perd plus de 50 milliards de dollars par an à cause de flux financier illicite. Malgré la pléthore d’efforts déployés pour lutter contre la corruption, le fléau reste endémique dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Les politiques anti-corruption qui ont été promulguées n’ont pas été correctement opérationnelles. De nombreux experts estiment que « les Lois qui ont été promulguées pour promouvoir la transparence et la responsabilité publique ont été bafouées, souvent par les législateurs qui les ont conçues ». Les règlements fondamentaux et les principes cardinaux qui servent de déclencheurs pour débloquer les barrières à exposer la corruption, comme l’accès à l’information, la protection des dénonciateurs et la déclaration des biens n’ont pas encore trouvé leur chemin dans les livres de statuts de nombreux États membres de l’UA.

Participante à la conférence, la Ligue Congolaise de Lutte contre la Corruption (LICOCO) travaille en synergie avec d’autres mouvements anti-corruption pour mener des plaidoyers auprès de la Commission de l’UA et d’autres parties prenantes. Le but est d’inciter les États africains à s’inscrire de manière effective dans la dynamique de stopper les pratiques du flux financier illicite qui rongent les économies du continent. Il s’agit entre autres de garantir le contrôle parlementaire, promouvoir et assurer l’indépendance des activités des organismes locaux, nationaux, sous-régionaux mis en place pour lutter contre la corruption, …

En bref, il est question de mettre en œuvre les directives de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, ainsi que la Convention des Nations Unies contre la corruption.

2018 est déclaré « Année africaine de lutte contre la Corruption ». Et cela constitue une opportunité pour les parties prenantes à intensifier des actions concrètes en vue d’un impact significatif à long terme sur la lutte anti-corruption.

Aussi le Forum va-t-il se concentrer sur le renforcement des institutions et mécanismes régionaux et continentaux pour mieux lutter contre ce fléau socioéconomique qu’est la corruption.

LICOCO

 

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ARM 2018:Les parties prenantes réitèrent leur engagement dans la bataille contre la corruption

Rencontre Régionale Afrique de Transparency International

Les parties prenantes réitèrent leur engagement dans la bataille contre la corruption

La tendance de la Corruption en République Démocratique du Congo est inquiétante. Il suffit de jeter un regard sur le baromètre mondial de corruption, cas de la RDC, lequel a été présenté par la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption (LICOCO) lors de la Rencontre régionale Afrique de Transparency International pour s’en rendre compte.

83% des citoyens estiment que le niveau de la corruption a sensiblement augmenté et sont convaincus que les autorités qui exercent les plus hautes fonctions de l’Etat sont également impliquées dans les affaires de corruption.

Du 20 au 22 juin 2018, l’hôtel Memling de Kinshasa a abrité la Rencontre Régionale Afrique de Transparency International (TI) qui réunit annuellement des sections nationales de TI pour discuter de  questions d’intérêt commun  à  l’égard de leur travail, y compris notamment les tendances de la corruption et de la lutte contre la corruption sur le continent.

Ces trois journées ont donné lieu à une forte interactivité doublée d’une volonté inouïe des acteurs anti-corruption de travailler en synergie avec toutes les parties prenantes, en vue de  renforcer les actions collectives sur les questions identifiées pour un impact plus grand.

A ce titre,  les domaines tels que  l’éducation, le foncier, la passation des marchés publics et les flux financiers illicites ont constitué l’essentiel des échanges entre participants et experts. La réflexion est d’ores et déjà  engagée par les mouvements Transparency International sur les risques de corruption dans chaque domaine précité.  Pour parvenir à une bonne coordination des actions, des groupes thématiques sont mis en œuvre pour enrichir les thématiques en l’adaptant au contexte de chaque pays, mais aussi à mobiliser des ressources pour les activités de lutte contre la corruption.

2018, Année africaine de lutte contre la corruption

Des actions collectives des grandes envergures seront menées au cours de cette année consacrée à la lutte contre la corruption par l’Union Africaine. L’engagement pris par les Chefs d’Etats Africains doit être respecté pour couper court aux citoyens qui considèrent la déclaration des Gouvernants Africains comme un simple procès d’intention pour la consommation mondiale.

En effet, la Rencontre Afrique de Transparency International a permis de mettre en place un comité restreint pour la production de la lettre ouverte à adresser à l’UA, notamment à la commission de lutte contre la corruption qui va sans nul doute constituer un élément déclencheur d’une série d’actions de plaidoyer pour inciter  les pays du continent à se doter d’un cadre légal approprié.

2018 est aussi une année électorale en République Démocratique du Congo. C’est ainsi que la LICOCO travaille dans la mobilisation sociale des citoyens à exiger des candidats aux élections d’inscrire la question de lutte contre la corruption comme priorité dans leurs programmes de campagne.

Le président du Conseil d’administration  de la Ligue, Gaudens Cimula, a épinglé la pertinence de l’engagement de tous les citoyens dans cette bataille qui porte atteinte au développement socio-économique de la RDC : « Une telle démarche s’inscrit dans la volonté des citoyens d’avoir des dirigeants respectueux de la moralité,  d’éthique et de l’indépendance de la justice, afin  de mettre fin à l’impunité et promouvoir la transparence ainsi que la bonne gouvernance en République Démocratique du Congo ».

Le paradoxe Congolais

Présent à la cérémonie d’ouverture, le Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et la lutte contre le terrorisme, le professeur Luzolo Bambi, a jeté le pavé dans la marre en relancer le débat  sur  l’épineuse question de coulage des recettes de l’Etat. « Il est un secret de polichinelle que la corruption existe et gangrène encore gravement le fonctionnement de nos institutions. J’ai toujours engagé le débat sur le paradoxe congolais entre la taille de notre budget et le coulage des recettes, c’est-à-dire entre 5 Milliards de dollars de budget et 15 milliards de dollars de fraude, de corruption…»

De poursuivre que la corruption n’est pas le seul combat du Chef de l’Etat, moins encore de la LICOCO et ses partenaires de TI, mais nécessite une prise de conscience collective pour intégrer le débat de la lutte contre la corruption comme priorité politique dans notre société ; car, l’amélioration des conditions de vies de la population passe par ce combat.

On a noté également la présence du Chef de la délégation de l’union Européenne en RDC et de la Représentante de l’Ambassadeur du Canada, principaux partenaires financiers de TI. Ils ont tous réitéré leurs engagements de continuer à soutenir les activités de lutte contre la corruption, aussi bien en RDC que sur l’ensemble du continent et au niveau mondial.

Soulignons-le, la Rencontre Régionale Afrique de Transparency International a démontré clairement le caractère corrosif de la corruption dans notre société et surtout posé de nouvelles bases dans cette bataille à l’échelle nationale au regard de l’engagement des parties prenantes de la lutte contre la corruption en RDC.

Le prochain rendez-vous des ses assises est donc pris pour  l’année prochaine en Afrique de l’Est, précisément au Kenya où il sera également question d’évaluer les actions convenues à Kinshasa.

LICOCO

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AVIS DE MANIFESTATION D’INTÉRÊT:Plan Stratégique de la LICOCO.

Termes des Références
Recrutement d’un Bureau d’Etudes pour le Développement d’un Plan
Stratégique de la LICOCO.

1. Présentation Générale
La Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption a été créée en 2002. Elle a été reconnue
officiellement le 08 juin 2005 suivant la lettre N°JUST.GS/SG/20/653/2005 du Directeur chef des
services cultes et associations du Ministère de la Justice et garde des sceaux.
Elle a obtenu sa personnalité juridique conformément à l’Arrêté ministériel N°385/CAN/MIN/J&DH/2011 du 15 août 2011 du Ministre de la Justice et droits Humains.
Actuellement la LICOCO est le Contact National de Transparency International en République
Démocratique du Congo.
La vision de la LICOCO est qu’un jour le Congo devienne un Etat de droit où toutes formes de
corruption sont bannies et toutes les règles de lois sont respectées, tous les détourneurs sont poursuivis et sanctionnés conformément à la loi.
Ses Missions sont axées, notamment :
(i)Lutter contre la corruption et l’impunité sous toutes leurs formes à travers les axes suivants :
Transparence et Prévention de la Corruption dans le Changement Climatique, Transparence dans
le Secteur Extractif, Suivi – budgétaire et Exécution des Finances Publiques.
a. Mener des actions de suivi budgétaire (suivre l’utilisation des fonds publics à travers le
budget et veiller à l’utilisation rationnelle des fonds publics) ;
b. Dénoncer des cas de détournements et des fraudes et traduire des dossiers auprès des
cours et tribunaux ;
c. Former d’autres acteurs (organisations) pour faire le même travail dans leurs coins
respectifs ;
d. Impliquer le secteur privé et la population dans cette lutte contre la corruption ;
e. Lutter contre l’impunité à travers la reforme des lois qui le consacrent.
f. Promouvoir la transparence dans la gestion des finances publiques et la bonne
gouvernance.
La LICOCO intervient enfin dans la mobilisation sociale ; le plaidoyer ; le contrôle
citoyen/surveillance de la gestion et le renforcement des capacités.
2. Contexte et justification
Avec l’appui de son partenaire Transparency International (TI), la LICOCO a développé au fil des
années de l’expérience dans le domaine de la lutte contre la corruption afin de promouvoir la
transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance en République Démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte que la LICOCO compte renforcer sa capacité institutionnelle et
opérationnelle dans la mise en œuvre de ces programmes ; améliorer la performance ainsi que
sa capacité de mobilisation des ressources.
C’est ainsi, en conformité au Plan Stratégique de Transparency International d’où elle tire ses
orientations pour les adapter aux réalités du pays, la LICOCO se propose d’élaborer le Plan
Stratégique 2018-2023, afin de canaliser ses actions de manière cohérente et efficiente dans les
5 prochaines années.
3. Objectifs :
a) Objectif général :
-Accompagner la LICOCO dans l’élaboration de son plan stratégique sur 5 ans, en vue de
renforcer son engagement dans différentes coalitions de défense de la dignité humaine, afin
d’apporter une réponse efficace à la problématique de la corruption et son impact négatif dans
l’atteinte des objectifs de développement durable en RDC.
– Vue la taille du défi, il nécessite la conjugaison de tous les efforts vers la triple action d’assurer
le contrôle citoyen, l’obligation de la rédevabilité et l’amélioration de la gestion transparente des
ressources naturelles en RDC, y compris des autres ressources tant humaines, matérielles que
financières y afférentes.
b) Objectifs spécifiques :
– Assister la LICOCO dans la redéfinition de sa vision, mission et objectifs, le tout échelonné
à court, à moyen et à long termes ;
– Conduire une analyse FFOM/SWOT (Strengths, Weaknesses, Opportunities, and Threats)
de l’association. La qualité de l’information et données collectées permettra d’orienter
l’action des parties prenantes.
– Identifier les défis déjà relevés dans la phase antérieure et ceux qui restent à relever dans
la phase prochaine.
– Définir les grands axes d’intervention et les stratégies de mise en œuvre, ainsi qu’un
cadre de suivi-évaluation (sur un échéancier) du plan stratégique ;
– Préparer et animer un atelier participatif, tout en procédant au renforcement des
capacités des membres de LICOCO, en matière d’élaboration, de coordination, de mise
en œuvre et de suivi-évaluation, y compris de rapportage basé sur les résultats.
– Produire un Plan stratégique quinquennal suivant les orientations et l’inspiration de celui
de son partenaire technique et financier Transparency International ;
– Proposer un Budget comme outil de mobilisation des moyens pour la mise en œuvre du
Plan Stratégique.
– Produire un Chronogramme de mise en œuvre du Plan .Stratégique.
4. Résultats attendus :
A l’issue de la mission, il est attendu que :
– les participants/tes aient renforcé leurs capacités en matière de planification stratégique et du
développement de partenariats stratégiques.
– La LICOCO ait développé un Plan Stratégique qui est disponible.
– La LICOCO se soit dotée d’un Budget pour les années à venir.
1. LIVRABLES :
– Rapport synthèse des données recueillies ;
– TDR Atelier de planification ;
– Draft du Plan Stratégique ;
– Budget du Plan Stratégique ;
– Chronogramme.
5. Taches du Consultant
-Procéder à l’analyse documentaire (demander les documents essentiels).
-Analyser l’environnement du travail de LICOCO moyennant sondage auprès du Conseil
d’administration, de l’organe de contrôle et du personnel ou l’équipe exécutive.
-Effectuer le sondage de l’image externe et interne de l’organisation auprès des parties
prenantes ou bénéficiaires de l’action de LICOCO.
-Présenter un Draft complet du plan stratégique servant de document de base à faire circuler,
pour recueillir les commentaires et les enrichissements avant sa finalisation.
-Assister les membres de l’équipe exécutive de LICOCO dans la présentation, la validation et la
finalisation du Plan Stratégique.
6. L’Appel d’Offre de Consultance :
La LICOCO cherche à recruter un/e Cabinet d’Experts/es Nationaux/les pour l’assister dans la
production d’un Plan Stratégique, selon une méthode participative, et utilisant l’approche de la
gestion axée sur les résultats.
-Dossier de l’offre :
-a) Offre technique contenant : une lettre d’offre ; la motivation pour vous estimer être qualifié à
réaliser la mission ; la méthodologie pour l’exécution ; vos suggestions pour cette mission ; les
CV détaillés des Consultants/tes classés dans la mission ; l’expérience des travaux antérieurs et
missions similaires (+durées), Chronogramme de la mission spécifiant les activités et la durée
totale, y compris les Noms de 3 clients de Références et contacts.
NB. Vous pouvez résumer votre compréhension de l’Offre, et/ou proposer des éléments
pertinents pour constituer une valeur ajoutée à votre dossier de candidature.
-b) Offre Financière : Estimation des Coûts de la mission, dont vos honoraires journaliers ; la
logistique et divers frais.
7. Evaluation des offres après réception à l’échéance :
-Critères d’éligibilité :
-1) Expertise et qualité des 3 Consultants/tes alignés/es.
-2) Expérience vérifiable des travaux similaires avec les ONG locales appuyées par les Partenaires
Technique et Financier.
-3) Offre Technique rédigé en langage clair, proposant une méthodologie participative.
-4) Offre Financière basée sur l’efficience.
– 5) Estimation du temps de la mission réaliste.
Les dossiers sont à transmettre au plus tard le 20 juillet 2018 uniquement par E-mail à l’adresse
suivante : A l’attention de Mr le Secrétaire Exécutif de la LICOCO, sis Av Loango 14, Quartier 1,
Commune de Ndjili Kinshasa-RDC ; Email : licocordc@gmail.com- 081 60 49 837 ou 089 89 72 130
avec comme objet : élaboration du Plan Stratégique.
-Version électronique avec pièces jointes : licocordc@gmail.com
Fait à Kinshasa, le 28 /06/2018
Secrétariat Exécutif /LICOCO

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Ghana: face au scandale de corruption, Kwesi Nyantakyi démissionne

Par Nicolas BambaAFP

Après la dissolution de la Fédération ghanéenne de football décidée par le gouvernement, puis la suspension par l’UEFA, Kwesi Nyantakyi jette l’éponge. Admettant « une série d’erreurs », le dirigeant a présenté ce vendredi 8 juin sa démission de la présidence de la fédération. Les soupçons de délits de corruption le visant avaient rendu sa situation intenable.

L’onde de choc de l’enquête-documentaire « Number 12 », réalisée par le journaliste Anas Aremeyaw Anas et son équipe, continue de secouer tout le football ghanéen. Ce vendredi 8 juin, elle a un peu plus mis à mal Kwesi Nyantakyi, le principal intéressé dans cette affaire de corruption. Dans la soirée, le dirigeant a annoncé sa démission de son poste de président de la Fédération ghanéenne de football (GFA).

« Je tiens à m’excuser pour le peuple du Ghana pour les avoir déçus »

« Après avoir rencontré le comité exécutif (de la GFA), j’ai décidé de démissionner de mes fonctions de président. La controverse causée par l’enquête documentaire est trop importante », explique Kwesi Nyantakyi dans un communiqué.

La diffusion en avant-première mercredi du film « Number 12 » a eu un effet dévastateur pour le football ghanéen. Dans cette enquête, Kwesi Nyantakyi est pris en flagrant délit de corruption. On le voit notamment proposer de juteux contrats à des « investisseurs » (en fait des journalistes infiltrés) ou avancer l’idée de monter une société écran qu’il piloterait dans l’ombre pour obtenir les faveurs des sponsors du championnat ghanéen. D’autres membres de la Fédération et des arbitres sont aussi impliqués.

« J’ai commis une série d’erreurs (…) en ayant des discussions privées avec des escrocs qui m’ont fait croire qu’ils avaient un intérêt réel à investir dans notre pays. Je tiens à m’excuser auprès de ma famille, de mes collègues, mes amis, mes associés et pour le peuple du Ghana pour les avoir déçus », poursuit le désormais ex-président.

Le gouvernement et la Fifa avaient très vite sévi à son égard

Après ces excuses, Nyantakyi précise tout de même: « Cela ne veut pas dire que j’ai commis une quelconque faute tel que montré dans cette vidéo. » En outre, il demande aussi pardon au président de la République Nana Akufo-Addo. Ce dernier avait déjà déposé plainte contre lui pour avoir utilisé frauduleusement son nom et son bureau pour des affaires personnelles.

Jeudi, le gouvernement de Nana Akufo-Addo, président élu début 2017 et réputé pour son intransigeance vis-à-vis de la corruption, avait décidé de dissoudre la Fédération « pour assainir la gouvernance du football dans le pays ». Ce vendredi, c’est une autre décision forte qui a poussé Kwesi Nyantakyi à la démission: le Comité d’éthique de la Fifa a décidé de le suspendre de toute activité liée au football pour une période de 90 jours. Par ailleurs, la GFA a annoncé que tous les matches prévus ce week-end sont reportés à une date ultérieure.

RFI

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RDC : Joseph Kokonyangi, le bourreau des maraîchères de Kingabwa !

Le ministre de l’Urbanisme et Habitat, Joseph Kokonyangi Witanene a créé le scandale en signant un arrêté portant attribution des 500 parcelles aux 500 députés nationaux à Kingabwa, commune de Limete, en plein cœur de la capitale de la RDC. Triple problème : le gouverneur André Kimbuta Yango avait précédemment mis ce site marécageux à la disposition des maraîchères, la mesure du ministre de l’Urbanisme et Habitat est contestée par certains députés nationaux et le terrain est l’objet d’une querelle entre ces maraîchères et un particulier.

Le 20 mars, sur les antennes de la Top Congo Fm, Joseph Kokonyangi est allé jusqu’au bout de sa logique laissant entendre que «tous les 500 députés, sans distinction de partis, vont bénéficier de cette récompense du gouvernement», justifiant «qu’il fallait récompenser nos parlementaires, notamment les députés nationaux, pour le travail qu’ils ont accompli durant cette législature». A en croire le ministre, il s’agit «d’une décision hautement politique qui vise à récompenser les députés qui ont durement travaillé durant toute la législature» et la démarche n’a aucune autre motivation.

Aude-là de son caractère discriminatoire -les 108 sénateurs, parlementaires comme les députés, semblent ne pas être concernés-, la mesure du député élu de Pangi risque d’être recalée pour trois raisons.

La première. Le gouverneur de la ville de Kinshasa André Kimbuta Yango, lui-même député élu de la ville de Kinshasa, avait offert ce site marécageux aux femmes maraîchères de Kingabwa. La deuxième. Le bourgmestre de la commune de Limete, Douglas Nkulu, opposé à cette décision ministérielle, a rappelé qu’il «existe une loi sur l’aménagement et la protection des terrains marécageux qui ne permet pas que ce terrain fasse aujourd’hui l’objet d’un lotissement». La troisième raison est liée au fait que ce terrain est l’objet d’un conflit foncier entre les maraîchères et un particulier.

Kokonyangi a cependant préféré botter en touche, évoquant l’ordonnance du Chef de l’Etat N°17/025 du 17 juillet 2017 fixant les attributions des ministères qui stipule entre autres que le ministre de l’Urbanisme et Habitat est en charge des espaces urbains.

Populisme sans scrupule!

Si le bourgmestre Nkulu, convaincu que «le gouverneur de la ville et le Chef de l’Etat sont du côté des faibles», des électeurs, a laissé entendre qu’il ne se pliera qu’aux textes légaux et non à des déclarations dans les médias, Kokonyangi voit le front du refus s’élargir quand certains collègues députés n’acceptent pas de cautionner son équipée.

«La population est en train de souffrir et on ne peut pas laisser les députés que nous sommes, avec des émoluments et des indemnités de sortie qui nous donnent accès à l’immobilier, contribuer à aggraver les souffrances des femmes pendant le mois que le monde leur dédie. Moi, je n’ai pas besoin d’entrer en conflit avec nos électeurs qui vivent déjà dans la précarité et exploitent ce site pour essayer de supporter leurs familles», a déclaré mardi 20 mars à AfricaNews Floribert Luboto, député PALU élu de Masimanimba, dans le Kwilu.

Avis largement partagé par un autre député MP élu du Mont-Amba, circonscription qui couvre ce site de Kingabwa.

«A cette allure, le gouvernement se verrait contraint d’offrir 500 parcelles à 500 députés à la fin de chaque législature, en plus de six mois d’indemnité de sortie. Et le fossé entre les élus riches et les populations pauvres se creuserait davantage», a-t-il asséné, prenant le contre-pied de Kokonyangi qu’il a qualifié de «bourreau de nos électeurs, notamment des femmes maraîchères de Kingabwa».

Elue MLC de Basoko, Eve Bazaiba Masudi, a elle aussi été extrêmement sévère avec Kokonyangi. «N’importe quoi! Populisme sans scrupule!», s’est écriée la Secrétaire générale du parti bembiste sur les Réseaux sociaux avant d’interroger : «A quand la récompense pour les fonctionnaires de l’Administration publique pour le travail qu’ils abattent tous les jours? Et les médecins, les enseignants et autres?»

Au-delà de cette série de questions pertinentes, Bazaiba a surtout voulu savoir ce que Kokonyangi compte faire de ces femmes maraîchères qui nourrissent les populations et surviennent au quotidien de leurs familles grâce à ce terrain de Kingabwa.

Jusque-là, l’intrépide secrétaire général adjoint de la Majorité présidentielle en prend pour ses casseroles alors qu’on imagine mal qu’il ait pris cette initiative sans penser à des dividendes persos. Il reste de savoir si, à l’instar de leurs quatre collègues opposés à ce cadeau empoisonné, tous nos 500 députés sauront eux-aussi trancher dans le sens de l’intérêt commun.

Africanews/Zoom Eco

 

Licoco rdc Pas de commentaire

COMMUNIQUE DE PRESSE: La RDC propose la levée du moratoire sur l’exploitation forestière

Aux représentants des gouvernements de : l’Allemagne, la Belgique, les Etats-Unis, la France, la
Norvège, le Royaume-Uni
Aux membres de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI)
A la Banque Mondiale, EU, FAO, PFBC, PNUD

Le 7 Mars 2018
Objet : La République Démocratique du Congo propose la levée du moratoire portant sur l’allocation de nouvelles concessions d’exploitation forestière

Chers collègues,
C’est avec une grande inquiétude que nous vous alertons sur les projets de levée imminente du
moratoire sur l’allocation de nouvelles concessions forestières en République Démocratique du
Congo.

Ces plans ont été clarifiés dans les derniers jours et ont été confirmés par le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe. Simultanément, une révision du
Code forestier congolais, tacitement en cours et s’effectuant sans la participation des principales
parties prenantes notamment les ONG, est déjà à un stade avancé et prévoirait l’affaiblissement du
contrôle sur les futures activités d’exploitation forestière.
Nous pensons que ces plans, qui semblent liés à des manœuvres politiques dans un contexte
d’aggravation de l’instabilité du pays, auront des impacts environnementaux, sociaux et climatiques
catastrophiques, en particulier dans un contexte où la gouvernance forestière reste chroniquement
faible voire inexistante.
Ils menacent particulièrement de discréditer de nombreux efforts internationaux visant la protection
des forêts du pays, notamment l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI), le programme
juridictionnel REDD du Fonds Carbone Mai Ndombe, le Programme d’investissement forestier, le
programme CARPE soutenu par USAID et l’intégrité des programmes d’aires protégées gérés par la
GIZ et la KfW. Cela serait incompatible avec plusieurs piliers de la stratégie nationale REDD + et le plan
national d’investissement REDD +. Il est par ailleurstrès probable que des tourbières importantes sous
les forêts soient menacées.
Le Ministre Ambatobe, vraisemblablement motivé par des intérêts politiques et économiques, a
récemment accordé trois concessions couvrant 6 500 kilomètres carrés, en violation du moratoire.
Nous vous appelons donc à:
– Suspendre immédiatement tout financement par le biais de vos programmes respectifs aux agences
gouvernementales de la RDC pour le secteur forestier et la conservation;
– Informer le gouvernement de la RDC que ces fonds resteront suspendus jusqu’à ce que le processus
non-transparent et non-inclusif de révision du Code forestier soit stoppé et un engagement clair à ne
pas envisager la levée du moratoire jusqu’à ce que le gouvernement puisse garantir de manière
crédible la légalité et la bonne gouvernance du secteur forestier.
Nous espérons vivement que vous prendrez nos recommandations en considération.
Nous vous prions de recevoir nos sincères salutations.

Jo Blackman, Campaign Leader – Global Witness
Simon Counsell, Executive Director – Rainforest Foundation UK
Lars Løvold, Director – Rainforest Foundation Norway
Victorine Che Thoener, Project Leader Congo Basin Forests – Greenpeace
Jean-Marie Nkanda, Acting Coordinator – Réseau Ressources Naturelles
Julien Kabalao, Coordinator– Groupe de Travail REDD Rénové sur le Climat en RDC
Andrey Laletin, Chair – Russian NGO Friends of the Siberian Forests
Angela Meder – The Berggorilla & Regenwald Direkthilfe
Anja Bakken Risse, Leader – The Future in our Hands
CEO is Catherine Bryan – Synchronicity Earth
Chris Redston,Executive Director – Rainforest Trust UK
Christian Steel, Secretary General – SABIMA – The Norwegian Council for Biodiversity
Coenraad Krijger, Director – IUCN National Committee of the Netherlands (IUCN NL)
Colleen Corrigan – University of Queensland
Dan Brockington, Director – The Shefield Institute for International Development
Danielle van Oijen, – Vereniging Milieudefensie – Friends of the Earth Netherlands
Ernest Mpararo, Secrétaire Exécutif – Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption/DRC
Esben Marcussen, Project Leader – Greenpeace
Eva Filzmoser, Executive Director – Carbon Market Watch
Evelyn Schönheit & Jupp Trauth – Forum Ökologie & Papier
Gabriel Thoumi, Director Capital Markets – CFA, FRM Climate Advisers
Henk Hoefsloot, Programme Coordinator – Tropenbos International
Hermann Edelmann, Executive Director – Pro Regenwald
Ian Redmond – Ape Alliance
Jiri Kozelouh – Friends of the Earth Czech Republic
Jürgen Maier, Director – Forum Umwelt und Entwicklung (German NGO Forum on Environment and
Development)
Kelvin Davies, CEO – Rainforest Trust Australia
Korinna Horta, Senior Policy Advisor -Urgewald
Lavey Warren Gary – University of Illinois
Lukas Straumann, Executive director – Bruno Manser Fund
Mariam Mayet, Executive Director – African Centre for Biodiversity
Martin Luiga, Head of International Communications, Estonian Forest Aid (Eesti Metsa Abiks)
Mary S. Booth, Director – Partnership for Policy Integrity
Natasa Crnkovic, President – Centar za životnu sredinu/ Friends of the Earth Bosnia and Herzegovina
Paul Salaman, CEO – Rainforest Trust
Peg Putt, CEO – Markets For Change
Randy Hayes, Executive Director – Foundation Earth
Reinhard Behrend, CEO – Regenwald.org
Sabine Schielmann – Institute for Ecology and Action Anthropology
Sandra Altherr, Co-founder – Pro Wildlife
Saskia Ozinga, Director, FERN
Scot Quaranda, Communications Director – Dogwood Alliance USA
Silje Ask Lundberg, Head – Norwegian Society for the Conservation of Nature
Susanne Breitkopf – Environmental Investigation Agency
Suzanne Pelletier, Executive Director – Rainforest Fondation US
Tim Keating, Director – Rainforest Relief
Tom Griffiths, Director- Forest Peoples Programmes
Vance Martin, President – Wild Foundation
Vanda Altarelli, President – Sonia
William F. Laurance, Director – Alliance of Leading Environmental Researchers & Thinkers
Wolfgang Kuhlmann – ARA