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Corruption: la RDC classée 147e sur 168 pays par Transparency International

IMG_9413La RDC a gardé son rang dans le classement de Transparency International sur la corruption dans le monde. D’après le rapport 2015 de cette organisation publié mercredi 27 janvier, le pays se classe 147e sur 168 pays avec un score de 22 comme en 2014.

Pour Transparency International, parmi les facteurs qui favorisent une baisse importante de la corruption on compte notamment le niveau élevé de liberté de la presse, l’accès aux informations budgétaires, le niveau élevé d’intégrité des personnes au pouvoir et un système judiciaire impartial.

Quant à la corruption, elle est favorisée par une mauvaise gouvernance, la faiblesse des institutions telles que la police et le système judiciaire et un manque d’indépendance des médias.

Lucas Olo Fernandes, coordonnateur régional Afrique centrale de Transparency International, recommande à la RDC de lutter contre l’impunité et de mettre en place des mécanismes de prévention.

« La lutte contre l’impunité [est] une des choses que la RDC devrait [s’attaquer] d’une manière très importante. Il y a aussi la partie de la prévention de la corruption, mettre des mécanismes de transparence qui vont faire en sorte qu’on n’arrive pas à des situations dans lesquelles l’argent disparaît directement », conseille-t-il.

Le député national Jean-Pierre Pasi Zapamba du Réseau national des parlementaires contre la corruption pense que la fin de l’impunité permettra de faire reculer la corruption.

« La corruption la plus dangereuse c’est celle des décideurs. Le jour où nous aurons un procès de quelqu’un qui est soupçonné de corruption, qu’on le juge, qu’on l’arrête, qu’on récupère les biens volés au profit du trésor public, vous allez vous rendre compte que la situation de la société va s’auto-régulariser », estime l’élu.

Dans le classement 2015 de Transparency International, la RDC a le score 22.

Ce classement est largement dominé par les pays du Nord de l’Europe. Avec des scores proches de 90, le Danemark, la Finlande et la Suède constituent le trio de tête.

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RDC: plaidoyer pour des institutions «indépendantes» de lutte contre la corruption

DSCF6442Trois jours après la publication du dernier rapport de Transparency International sur l’indice de corruption classant la RDC à la 147e place sur 168 pays, le professeur Kutumisa Kyota, ancien ministre de l’Education, plaide pour la mise en place des institutions indépendantes chargées de lutter contre la corruption.

D’après ce classement 2015 de Transparency International, la RDC n’a pas fait de progrès. Comme en 2014, le pays est encore noté 22.

Pour le professeur Kutumisa Kyota, la RDC aura toujours du mal pour endiguer la corruption qui, selon lui, gangrène presque tous les secteurs de la vie nationale.

« La corruption est toujours là intégrale. Il n’y a personne qui a été condamné pour des faits de corruption dans un pays où justement cette maladie est endémique », déplore-t-il.

Au sujet du travail du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption, le professeur Kutumisa estime que Luzolo Bambi est « un général qui n’a pas de troupes ».

Il pense qu’il faudrait « recréer » la commission d’éthique et de lutte contre la corruption.

En outre, l’ancien ministre de l’Education croit connaître les principaux responsables des actes de corruption en RDC :

« C’est toujours le gouvernement et ses sous-structures, l’administration et les restes qui sont les responsables de cette corruption ».

Il plaide ainsi pour la mise en place des institutions indépendantes chargées de la lutte contre la corruption.

Il souhaite également que la justice se saisisse davantage des cas de corruption.

« Il faut que les cours et tribunaux commencent à instruire des dossiers de lutte contre la corruption. Aujourd’hui, il n’y en a nulle part et personne n’a jamais été condamné pour ces faits-là », fait remarquer le professeur Kutumisa.

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Il est temps que le groupe multipartite de l’ITIE audite les paiements sociaux des entreprises minières et pétrolières en Rdc

logo-itieC’est depuis 2007 que la République Démocratique du Congo publie chaque année un rapport sur la mise en œuvre de l’Initiative de Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). Le rapport ITIE sert à rendre public, de manière transparente, les paiements reçus par le Gouvernement de la RDC de la part des entreprises minières ; ce qui permet au public de demander des comptes au Gouvernement par rapport à leur utilisation. Dans ces publications, il est demandé aux entreprises minières et pétrolières de divulguer aussi les paiements sociaux, obligatoires et volontaires, en finançant des projets à impact sur la lutte contre la pauvreté. Par paiements sociaux, obligatoires ou volontaires, nous entendons tout paiement que les industries extractives effectuent, à travers des projets à impact sur la lutte contre la pauvreté. Ces projets peuvent être des projets sanitaires, éducatifs, agricoles, communautaires, d’infrastructures communautaires, etc. En analysant les rapports ITIE de la RDC publié en 2013 et le projet de rapport ITIE 2014, nous constatons avec beaucoup d’amertumes que les industries extractives contribuent plus dans le cadre des projets étatiques et individuels, plutôt que dans des projets sociaux. L’on note donc que des millions de dollars américains sont engloutis dans des projets avec des libellés flous, des projets pour soutenir des structures étatiques ou pour soutenir des animateurs desdites structures, mais que l’on fait passer comme des projets sociaux, etc. Or, de Kolwezi à Sakania, de Dugu à Muanda, de Walikale à Nyamoya, la population vit dans la même pauvreté totale, ou bien pire, malgré le fait que les entreprises extractives disent avoir financés des projets sociaux. La question que l’on peut se poser est celle de savoir si réellement ce sont des projets sociaux qui sont financés par ces entreprises extractives ou c’est de la tricherie. La présente analyse tentera de donner une vue globale des projets sociaux financés par les entreprises extractives entre 2013 et 2014. Cet exercice permettra, tant soit peu, au Groupe Multipartite de l’ITIE prendre des mesures adéquates afin de contrôler ces appuis sociaux, prévenir la corruption y afférente et le détournement des fonds qui sont alloués aux projets sociaux et faire un suivi de leur réalisation….Télécharger la suite du document ici