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Etude d’identification des différents outils de gouvernance de la redd+

A ce jour, le processus REDD+ est en transit vers la phase de mise en oeuvre pour ce qui concerne les programmes qui seront financé par le FONREDD et pour ce qui est du FIP, les porteurs de projets sont en plein exécution sur terrain, mais les outils qui doivent être appliqués pour assurer la gouvernance : certains sont en plein élaboration de fois d’une manière non participative , d’autres sont finis mais méconnus par les parties prenantes du fait qu’ils ne sont pas vulgarisés, d’autre encore ne sont même pas élaborés.

Comme le mécanisme de suivi et contrôle qui déterminerait comment les différents acteurs doivent veiller aux règles et principes de gouvernance à différents niveaux n’est pas encore clairement et effectivement établi, ceci ouvre la porte aux pratiques de corruption et au désavantage des communautés.

Et pourtant, Les performances de la RDC en matière de gouvernance, de transparence et de reddition des comptes, de stabilité et de sécurité, d’efficacité des pouvoirs publics, de respect de la réglementation, d’application de la loi et de la maîtrise de la corruption, du processus REDD+ est un défi nécessitant la mise en œuvre des outils gouvernance ci haut cités.

C’est pourquoi , La Ligue Congolaise contre la corruption (LICOCO) avec l’appui de ses partenaires (Transparence International), mène actuellement plusieurs actions de plaidoyer pour mettre en exergue : (i) les outils de contrôle et de gouvernance sur les changements climatiques ; (ii) l’importance du contrôle citoyen de l’action publique, leur probabilité et impact sur le processus REDD+, (iii) les stratégies du contrôle citoyen et les acteurs du changement social, (iv) dresser la cartographie des risques de corruption dans l’ERPD Maï-ndombe et (v) accompagner les communautés affectées sur terrain.

Et dans cette même optique, elle a mené une étude entre le mois d’Octobre et Novembre 2017 pour identifier les différents outils de gouvernance de la REDD+ existant, analyser leur niveau d’efficacité et d’applicabilité et proposer les solutions stratégiques de mise en application et respect de ces outils par les parties prenantes au programme REDD+.

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Les États-Unis demandent l’entraide judiciaire à la Suisse

Paradise PapersLes Américains enquêtent sur l’ex-partenaire de Glencore pour corruption – l’argent aurait passé par la Suisse. Les procédures concernent «Dan Gertler et d’autres personnes». Oliver Zihlmann Tribune de Geneve

Créé: 26.01.2018, 12h00

Les Paradise papers ont démontré que Glencore, le géant zougois des matières premières, avait laissé Dan Gertler négocié des concessions minières en République démocratique du Congo (RDC). L’homme d’affaire israélien est un ami du président congolais. Après son intervention, les concessions étaient soudainement devenues meilleur marché. De quelques centaines de millions.

Publié aujourd’hui, un arrêt du Tribunal pénal fédéral montre que les Etats-Unis enquêtent depuis des années contre Dan Gertler pour corruption. En 2016, les Américains ont demandé à l’Office fédéral de la justice l’accès aux comptes bancaires de sociétés ayant des liens avec Dan Gertler. Cette démarche est «complémentaire à une première demande du 3 décembre 2012», précise le Tribunal. L’Office fédéral de la justice confirme avoir reçu une demande d’entraide judiciaire des Etats-Unis en 2016. Cela concerne «Dan Gertler et d’autres personnes». L’Office fédéral a ensuite ordonné la «collecte de dossiers bancaires de diverses entreprises».

Les deux sociétés de Dan Gertler, défendues par Marc Bonnant, se sont opposées à la transmission des comptes bancaires mais le Tribunal vient de leur donner tort. Il s’agit de crimes graves, écrivent les juges. Et la Suisse s’est engagée à fournir l’assistance juridique la plus large possible en cas de suspicion de corruption grave. Les juges ont aussi estimé qu’il existe un lien suffisamment clair entre les enquêtes aux États-Unis et les données des comptes demandées.

Marc Bonnant confirme

«Il est exact que nous avons déjà reçu trois demandes d’entraide judiciaire des Etats-Unis, en lien avec des sociétés de M. Gertler», explique Marc Bonnant, l’avocat des sociétés de Dan Gertler à Genève. «Dans un autre cas, nous avons également reçu une demande des autorités britanniques». Selon l’agence de presse Bloomberg, le Service de Répression des Fraudes de Londres enquête également sur Dan Gertler. Marc Bonnant attend avec impatience la confrontation avec le procureur américain. Il est sûr de lui: «Les Américains ne trouveront aucune activité illégale commise par M. Gertler.» Quant à Dan Gertler, il a toujours nié toute corruption.

Dans sa demande d’entraide à la Suisse, le procureur des États-Unis écrit qu’il a obtenu des preuves au cours de son enquête pour montrer que les transactions de Dan Gertler en République démocratique du Congo «impliquaient des paiements de pots-de-vin à des hauts-fonctionnaires gouvernementaux étrangers en l’échange de l’obtention et du maintien de droits miniers et de concessions gouvernementales et d’un traitement de faveur en RDC. Ces paiements étaient faits à la fois en argent liquide et en nature, y compris sous forme de produits de luxe et de voyages personnels extravagants.» Dan Gertler aurait effectué ces paiements au moins à trois fonctionnaires de RDC.

Les Etats-Unis enquêtent

Selon les enquêteurs américains, plusieurs transactions ont passé par la Suisse. L’arrêt du Tribunal décrit par exemple un versement de 25 millions de dollars dans une banque à Zurich. Les Etats-Unis veulent donc accéder aux écritures de deux comptes entre 2010 et 2016 pour le premier, entre 2011 et 2016 pour le second.

À la fin de l’année dernière, le département du Trésor américain avait placé Dan Gertler sur l’une de ses listes de sanctions. Dan Gertler a fait des milliards avec «des accords miniers et de pétroliers obtenus par la corruption au Congo», a écrit le ministère; il avait «utilisé son étroite amitié avec le président congolais Joseph Kabila» pour «se positionner en tant qu’intermédiaire pour la vente de concessions minières».

Plusieurs entreprises liées à Dan Gertler se trouvent aussi sur la liste de sanctions. En 2009, Glencore a accordé un prêt d’une valeur de 45 millions de dollars à l’une d’entre elles. Dans un contrat de prêt, Glencore précise que Dan Gertler devra négocier avec le gouvernement de RDC.

Dan Gertler a été, pendant plus de dix ans, un partenaire-clé de Glencore en RDC. Il y a une année l’entreprise a encore payé des centaines de millions de dollars à l’Israélien. Lors de l’Assemblée générale de l’entreprise, l’année dernière, Glencore a rassuré le président Tony Hayward en disant que Dan Gertler avait été audité de manière approfondie.

(TDG)

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La corruption au cœur du sommet de l’Union africaine

 

 

Par Clémentine Pawlotsky Publié le 22-01-2018 Modifié le 22-01-2018 à 13:40

Le sommet de l’Union africaine s’ouvre ce lundi à Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie. Le thème à l’honneur cette année : la lutte contre la corruption, une pratique qui touche de façon inégale les pays du continent.

Les pays d’Afrique sont absolument inégaux face à la corruption. Certains s’en sortent extrêmement bien comme le Botswana ou le Rwanda. C’est ce qui ressort du dernier Index sur la perception de la corruption, réalisé chaque année par l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International. En bas du classement, on retrouve des pays comme la Somalie, le Tchad, la Centrafrique ou encore la République démocratique du Congo (RDC).

Répercussions

La corruption se pratique à différents niveaux et se répercute sur l’ensemble de la société. Il y a ce qu’on peut appeler la « petite corruption », celle qui affecte directement le quotidien des citoyens, par exemple lorsqu’un élu local détourne de l’argent destiné à la construction d’un puits ou d’un centre de santé. Il existe aussi une corruption de niveau intermédiaire, lorsque des fonctionnaires – comme les enseignants de la fonction publique – sont recrutés sans que leurs diplômes ou leurs compétences ne soient vérifiés.

« Les enseignants qui sont recrutés et qui n’ont pas les qualités requises ne peuvent pas assurer un bon encadrement de ces enfants qui sont les futurs citoyens de demain, les dirigeants de demain. Si on n’a pas des hommes de qualité, le pays ne peut que faire appel à d’autres personnes, ce qui fera augmenter le taux de chômage à l’intérieur du pays. Donc un enseignement au rabais réduit de ce point de vue, au niveau intellectuel, la compétitivité du pays », analyse Cléophas Gbedji Oke, le vice-président du Front des organisations nationales contre la corruption à Cotonou, au Bénin.

Enfin, il y a aussi la « grande corruption », celle qui est orchestrée au sommet de l’Etat ou au sein des élites. Cette forme de corruption nuit au bon fonctionnement de l’appareil étatique et peut conduire, à long terme, à l’épuisement des ressources financières des pays, au détriment de leur développement. Le coordonnateur Afrique de Transparency International, Lucas Olo Fernandes, note que les pays les plus corrompus aujourd’hui sont passés par des conflits armés au cours des dernières années.

L’inaction de certains et de la justice, dénoncée par les sociétés civiles

Dans des pays comme le Niger, le Togo ou encore le Bénin qui n’ont pas connu de conflits récents, les acteurs de terrains dénoncent l’inaction des Etats et de la justice en matière de lutte contre la corruption. Lorsque des initiatives sont lancées pour tenter de mettre un terme à ces pratiques, elles ne sont pas toujours efficaces, souligne l’économiste et analyste politique Gille Yabi, fondateur du think tank ouest-africain Wathi : « Même dans les pays où on a des campagnes anticorruptions très médiatisées, il y a toujours un fort soupçon de politisation de la lutte contre la corruption. C’est-à-dire que finalement on a toujours l’impression qu’un gouvernement se met à lutter contre la corruption et toujours de manière sélective, et que cela est plutôt utilisé pour éliminer des adversaires potentiels, des hommes d’affaires qui soutiennent les hommes politiques, plutôt que réellement dans une volonté de démanteler le système qui alimente la corruption ».

Pour pallier l’inaction de l’Etat et de la justice, Ernest Mpararo, secrétaire exécutif de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption à Kinshasa, en République démocratique du Congo, estime que les citoyens ont le pouvoir d’agir contre la corruption : « Les citoyens peuvent s’attaquer effectivement à ces pratiques de corruption. Par exemple, je vous donne un cas : le gouverneur de la ville de Kinshasa institue une taxe routière que les taximen et tous ceux qui ont profité d’un véhicule doivent payer. Mais les gens résistent à payer étant donné que les routes ne sont pas réhabilitées. C’est une façon effectivement de lutter contre les pratiques de corruption en disant ‘écoutez, nous allons payer des taxes, mais nous allons voir aussi comment l’argent mobilisé par les taxes sera utilisé’. Je pense qu’avec ces actions les choses peuvent changer petit à petit ».

Coût financier, humain et écologique

Le coordinateur Afrique de l’ONG Transparency International, Lucas Olo Fernandes pointe également la responsabilité de certains pays occidentaux, en particulier dans les pays producteurs de ressources naturelles. C’est le cas de la République démocratique du Congo où les convoitises extérieures alimentent les systèmes de corruption en place.

Ces pratiques coûtent 50 milliards de dollars par an aux Etats africains, précise Lucas Olo Fernandes. Le coût de la corruption est également humain – une route mal construite, c’est plus d’accidents mortels – et un coût écologique lorsqu’en échange de pots-de-vin, des terrains miniers ou forestiers sont ravagés sans aucune restriction.

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KINSHASA : La taxe publicitaire versée dans un compte bancaire douteux !

Posted By: La Rédactionon: décembre 17, 2017In: a la uneAutres actualitésFinanceNo Comments

[EXCLUSIF] – La Société Orange RDC SA a versé 188 millions de francs congolais comptant pour la taxe publicitaire de ses affichages muraux du 1er semestre 2017 dans un compte ouvert à Byblos Bank mais qui serait non répertorié par la ville de Kinshasa. Cet opérateur télécom s’est visiblement exécuté, de bonne foi, en fonction de la Note de Perception N° 17AA0736438 lui établie par les services du Gouverneur Kimbuta.

KINSHASA : La taxe publicitaire versée dans un compte bancaire douteux !

En effet, la Ville – Province de compte dispose, d’après une source anonyme, de 16 comptes bancaires dans 16 différentes banques commerciales où sont logées ses Recettes Non Fiscales (RNF) en francs congolais. Et dans ce relevé de compte, celui de Byblos Bank est identifié au N° 43510000005-51 (pour les RNF) et 4350000006-48 (pour les Recettes Fiscales).

Cependant, il s’avère que le N° de compte Receveur (33000248702-25) indiqué dans la Note de Perception ordonnancé le 22 Août 2017 n’a visiblement rien d’officiel.

Quelle est la vraie identité du propriétaire de ce compte bancaire receveur de 188 399 993,31 CDF de taxe publicitaire versée le 29 Août 2017 par le contribuable Orange RDC ? Faut – il constater que ces deniers publics n’ont pas atterris dans les caisses de la province ? Existe – t – il d’autres sociétés qui ont versé cette taxe dans des comptes bancaires non officiellement répertoriés par la Ville de Kinshasa ?

Toutes ces questions méritent des explications du Cabinet du Gouverneur André Kimbuta aux kinois.

Pour bien d’analystes, c’est à ce stade que les Députés provinciaux devraient initier des contrôles parlementaires afin de voir clair sur la chaîne de perception des recettes fiscales et non fiscales de la province.

Et à un niveau plus élevé, le Conseiller Spécial Anti-Corruption du Chef de l’Etat, Luzolo Bambi a le droit, si pas l’obligation d’ouvrir des enquêtes plus approfondies sur la gestion des finances de la Ville-province de Kinshasa.

Car, nombreux sont ces kinois qui critiquent acerbement cette gestion au point d’estimer que le fait de payer leurs impôts enrichi certains individus au détriment des fonds publics. Donc, la solution à cette crise de confiance entre administrés et gouvernants passe notamment par la « gestion saine et transparente » et la « rédévabilité » au peuple.

[Facs-similés]

Zoom Eco

 

 

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PROJET BUKANGA LONZO ou PROJET AYANT ENRICHIS LES POLITIQUES ET LES RESPONSABLES SUD AFRICAINS!

A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de lutte
contre la corruption, le 09 Décembre 2017, la LICOCO publie le document  vous montrant comment est ce que le projet BUKANGA LONZO est géré.
Le 20 Février 2014, le Gouvernement de la RDC signait un contrat avec la Société Sud Africaine AFRICOM COMMODITIES ltd pour la gestion quotidienne du Parc Agro Industriel de Bukanga Lonzo, situé dans le secteur de Bukanga Lonzo dans l’ancienne Province du Bandundu.
Le contrat signé avec la société AFRICOM COMMODITIES Ltd était de gré à gré pour un montant global de 150 millions de dollars, violant ainsi la loi sur la passation des marchés en RDC.
En signant l’ accord avec cette société, le Gouvernement de la RDC voulait lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté en relançant l’agriculture pour une croissance participative.
Un espace de plus de 70 000 hectares sera alloué par le Gouvernement au Projet Bukanga Lonzo. L’attribution de cet espace suscitera beaucoup des critiques de la part des populations dont leurs terres ont été spoliées sans indemnisation.
Aujourd’hui, les chefs des terres continuent à réclamer une indemnisation de la part du Gouvernement de la RDC mais ce dernier fait la sourde oreille.
Afin de matérialiser le projet Bukanga Lonzo, un premier montant de 92 293 337 US $ sera débloqué par le Gouvernement pour la construction de l’usine, l’aménagement du site et d’autres travaux d’accès au site.
Tous ces travaux seront confiés à des entreprises sœurs d’AFRICOM COMMODITIES sans appel d’offre de mis en concurrence suscitant ainsi  des soupçons de conflits d’intérêts.
Les informations sur les actionnaires réels des sociétés partenaires d’AFRICOM COMMODITIES ne sont pas divulguées permettant ainsi à plusieurs personnes à penser que les autorités congolaises ont des intérêts particuliers dans ce projet.
Télécharger ci dessus le rapport

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Les Outils de Gouvernance sont ils mis en application par WWF a Mushie?

La LICOCO a constaté que le principe de participation et de consultation des communautés locales est très mitigé dans les activités déjà mis en œuvre par WWF à Mushie.

Les lignes ci-haut citées prouvent à suffisance que les communautés locales participent peu au processus REDD+et ne sont pas associés ni à la planification et moins encore à la réalisation du projet.

Depuis le commencement du projet, WWF n’a jamais organisé des activités de sensibilisation ou d’éducation des communautés sur la REDD+. Plusieurs membres des CLD que nous avions contactés  ont affirmé jamais participé à une activité liée à l’éducation à la REDD+ à Mushie.

Télécharger le Rapport ici

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RDC : Fonds Okapi, l’Etat risque de perdre 22 millions USD au 31 Octobre 2017

Revue de presse du lundi 16 octobre 2017.

RDC : Fonds Okapi, l’Etat risque de perdre 22 millions USD au 31 Octobre 2017, écrit  le site d’information zoom-Eco.

 

L’Etat congolais risque de perdre 22 millions de dollars américains si un Décret n’est toujours pas signé au 31 Octobre 2017 dans le cadre du Fonds Okapi destinés à la protection des forêts et des aires protégées. Ce financement mis à la disposition de la RDC depuis 2014 par la Banque allemande de développement et le Fonds Mondial pour l’Environnement n’a jusque-là jamais été activé à cause de l’absence de ce Décret.

En sa qualité de Président du Comité National de Pilotage du Fonds National pour la Réduction des Emissions de Gaz à Effet de Serre (FONARED), le Ministre des Finances, Henri Yav Mulang a été approché à Washington par le Directeur du secteur Environnement de la Banque Mondiale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, Benoît Bosquet pour examiner les modalités d’absorption des ces fonds qui nécessitent juste la signature d’un Décret par le Premier Ministre congolais Bruno Tshibala.

Si à la date butoir le fonds n’avait pas été créé par Décret, Benoît Bosquet a indiqué que « le projet devrait être restructuré pour éviter que les fonds soient perdus et retournés auprès des bailleurs qui les ont alloués ».

Dans cette perspective et compte tenu de la procédure un plus longue par rapport au délai d’examen et d’approbation de la proposition du Décret par le Conseil des Ministres, une autre option est mise sur table. Elle consiste à réorienter ce financement au FONARED. Ce, après avis du Gouvernement de la République.

Dans l’enregistre politique, la visite  de Zuma à Kinshasa,la tripartite Céni-CNSA-Gouvernement ont largement dominé l’actualité.

la Prospérité a titré à sa Une; Kabila-Zuma : échanges fructueux à Kinshasa !

Du communiqué conjoint publié à l’issue de la séance travail, il ressort que les deux hommes d’Etat « ont échangé sur le développement de la situation politique, sécuritaire et économique dans l’Espace SADC ainsi que dans la région des Grands Lacs ».

Dans ce cadre précisément, ils ont réitéré «leur totale adhésion aux décisions pertinentes du 37ème sommet de la SADC concernant la position positive de la situation politique en République Démocratique du Congo ».

le journal a rappelé  qu’à l’occasion de ces assises tenues à Pretoria les 19 et 20 août 2017, l’institution sous-régionale avait premièrement pris « note d’un certain nombre de problèmes qui ont rendu irréaliste la tenue des élections par la République démocratique du Congo en décembre 2017 comme prévu initialement » et demandé à la CENI  « de publier le calendrier électoral révisé en consultation avec le Gouvernement et le Conseil national de suivi de la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 (CNSA) »

Il est précisé, dans le communiqué conjoint de ce dimanche 15 octobre 2017, que les Présidents Kabila et Zuma « ont réaffirmé leur détermination à consolider les acquis de la démocratie, de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité en faveur des peuples de la région », de même qu’ils « ont renouvelé leur engagement à consolider les relations bilatérales qui existent » entre la RDC et l’Afrique du Sud.

 

Par ailleurs, Politico.cd juge cette visite inopportune et se penche plutôt sur des soupçons  de corruption qui pèsent sur le président Sud-Africain , titre :  Zuma, le médecin malade

Ce dimanche 15 octobre, Jacob Zuma est attendu à Kinshasa, en sa qualité du président la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).  Alors que la crise politique en République démocratique du Congo atteint un point culminant, le sulfureux président sud-africain endosse officiellement le costume du médecin traitant, qui ne lui va certes pas.

En effet, la justice sud-africaine a confirmé vendredi que le président Jacob Zuma pouvait être poursuivi pour corruption dans un dossier relatif à des ventes d’armes ouvert contre lui il y a une dizaine d’années.

Dans un jugement lu à l’audience par le juge Eric Leach, la Cour suprême d’appel de Bloemfontein (centre) a rejeté un appel du chef de l’Etat contre la décision de relancer contre lui 783 inculpations de corruption, fraude fiscale et extorsion de fonds. Cette décision renvoie la balle dans le camp du parquet général sud-africain, qui doit désormais décider de relancer ou non le dossier et, éventuellement, de renvoyer Jacob Zuma devant un tribunal.

Ainsi, comme Joseph Kabila, Jacob Zuma est sévèrement critiqué pour sa présidence chaotique à la tête de la Nation Arc-en-ciel. Le chef de l’Etat sud-africain est accusé d’avoir touché, alors qu’il était vice-président, des pots-de-vin pour un contrat d’armement de 4,2 milliards d’euros signé en 1999 par l’Afrique du Sud avec plusieurs entreprises européennes, dont la française Thales.

TRIPARTITE CÉNI-CNSA-GOUVERNEMENT : UNE COALITION DE « FALSIFICATEURS », titre pour sa part le Potentiel

Après avoir bâclé l’arrangement particulier de l’Accord politique du 31 décembre 2016, la MP et ses débauchés de l’opposition se sont lancés samedi dernier au Palais du peuple dans une nouvelle tentative de violation. La tripartite Céni-CNSA-Gouvernement a reçu mission de consacrer une nouvelle prolongation du cycle électoral. Fondé sur de fausses bases, le trio se positionne en une coalition de « falsificateurs » jusqu’-auboutistes déterminés à flouer le peuple en donnant un blanc-seing au schéma apocalyptique de la Céni.

Joseph Olenghankoy (CNSA), Bruno Tshibala (Gouvernement) et Corneille Nangaa (Céni) se sont donné rendez-vous au Palais du peuple pour évaluer à mi-parcours, selon eux, le processus électoral au regard de l’Accord politique du 31 décembre 2016. Samedi dernier, dans une salle de Conférences internationales aux couleurs de la MP (Majorité présidentielle), chacun en ce qui le concerne a joué sa partition pour apporter de l’eau au moulin d’un processus électoral plus que jamais pris en otage par la famille politique du chef de l’Etat.

Dans la salle de Conférences internationales, une présence remarquée des membres du bureau politique de la MP alignés à la première rangée. De quoi dire que c’était un forum de la MP. Par ce dispositif protocolaire, la MP a voulu lancer un message : c’est elle qui tient les rennes de la tripartite et du processus électoral. Qu’on se le dise !

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Un fidèle de Kabila dans les appartements de luxe à Montréal

Une autre grosse pointure d’un des pays les plus pauvres d’Afrique francophone mise sur l’immobilier à Montréal. L’assistant financier du président congolais Joseph Kabila a investi plus de 3 millions $ dans des appartements de luxe. Ce nouvel immigrant investisseur est toujours associé à la famille Kabila dans l’exploration de diamants, dans un pays miné par la corruption et la répression sanglante de l’opposition.
Pour acheter ses propriétés de la métropole, Emmanuel Adrupiako a pu compter sur des paiements liés à un juteux contrat de passeports en République démocratique du Congo (RDC).
Ce vieux compagnon de route du président a été reçu immigrant investisseur au Québec en 2015. En 2014, il faisait un premier achat dans le quartier de L’Île-des-Sœurs: un condo neuf de la tour Symphonia à 1,25 M$, taxes comprises.
Adrupiako s’ajoute donc à la vingtaine de hauts gradés issus de régimes corrompus d’Afrique francophone que notre Bureau d’enquête a détectés dans le marché immobilier québécois, présentés en juin dans un grand reportage du «Journal de Montréal».
Condo flambant neuf
Dernier achat en date pour lui : en avril, sa fiducie familiale a mis la main sur une unité de près d’un million de dollars au 19e étage de la nouvelle tour Icône, en plein centre-ville, à un coin de rue du Centre Bell.
Mais d’abord, il a acquis deux appartements de l’avenue des Pins, en 2015 et 2016, pour un total d’environ 800 000 $.
Pour les payer, Adrupiako a pu compter sur les 700 000 $ US qu’il venait de recevoir de deux compagnies coquilles de Dubaï. Toutes les deux sont liées à Semlex, une firme belge qui venait de remporter un contrat d’au moins 96 M$ US pour produire les nouveaux passeports de la RDC.
En juillet 2015, Adrupiako recevait ainsi un premier versement de 300 000 $ US dans son compte de la Banque Royale, à Montréal.
Un mois plus tard, il touchait encore 400 000 $ US, dans un compte de la banque Jyske, au Danemark, comme le rapportait l’agence de presse Reuters dans une enquête en avril.
Adrupiako s’est impliqué dans la réalisation du contrat de passeports, dès le début du processus.
En tant que conseiller financier du président Kabila, il « avait soumis l’idée » de signer un contrat de partenariat public-privé avec une entreprise pour produire les nouveaux passeports congolais, selon son avocat.
«Idée validée par le gouvernement dû [sic] à la baisse drastique des recettes de l’État suite [sic] à la chute des cours de matières premières», écrit Me Nima Hejazi dans un courriel.
«Une avance de loyer»
Interrogé sur les paiements de Dubaï, l’avocat confirme qu’ils proviennent de compagnies liées à Semlex. Selon lui, la firme belge occupe un immeuble appartenant aux enfants d’Adrupiako à Kinshasa, la capitale de la RDC. Les 700 000 $ US seraient en fait des avances sur le paiement du loyer.
«M. Adrupiako a pris contact avec son représentant local, qui cherchait activement des locaux, et il a visité les lieux et a estimé que c’était correct», écrit Nima Hejazi.
Joint par notre Bureau d’enquête, le PDG de Semlex, Albert Karaziwan, a confirmé avoir versé 700 000 $ US à Adrupiako, sans expliquer pourquoi il avait fait transiter les sommes par deux coquilles de Dubaï.
En avril, un journaliste de Reuters s’est rendu à l’immeuble en question, à Kinshasa. Il n’y a trouvé qu’un bâtiment en construction.
«La société continue à détenir un bureau dans l’immeuble», assure de son côté l’avocat d’Adrupiako.
La Banque Royale et la banque Jyske ont refusé de commenter, tout comme l’United Arab Bank de Dubaï.
Aujourd’hui, une enquête est en cours en Belgique sur ce juteux contrat de passeports, octroyé à une firme de Bruxelles en contournant les procédures d’appel d’offres. Adrupiako ne fait l’objet d’aucune accusation. Il n’a pas rappelé notre Bureau d’enquête.
Les documents de voyage que confectionne Semlex pour la RDC coûtent 185 $ US, encore plus qu’au Canada (120 à 160 $, soit 96 à 127 $ US).
De cette somme, 60 $ US vont à une autre compagnie de Dubaï, LRPS, qui participe au consortium avec Semlex. Selon Reuters, cette firme appartient à Makie Makolo Wangoi, une sœur de Joseph Kabila.
Comme le contrat prévoit la production d’au moins deux millions de passeports, LRPS devrait toucher au minimum 120 M$ US grâce à ce pacte.
À savoir sur la République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa)
• En vertu de la Constitution, le dernier mandat de Kabila se terminait l’an dernier, mais le président reporte les élections depuis août 2016.
• En septembre 2016, la répression des manifestations contre le régime a fait au moins 40 morts.
• Washington et Bruxelles ont décrété des sanctions contre plusieurs membres de la «Maison militaire» du président, responsables de la répression des opposants et des journalistes.
• Des fermes et des mines des Kabila sont surveillées par les soldats de la garde républicaine.
• Les ¾ de la population vivent avec moins de 2,35 $ par jour.
• Classement à l’Indice de développement humain : 176/188 (1 = pays le plus développé; 188 = pays le moins développé)
• Indice de perception de la corruption de Transparency International : 156/176 (1 = meilleure gouvernance ; 176 = pire gouvernance)
Sources : Groupe d’étude sur le Congo, Transparency International, Human Rights Watch, Programme des Nations unies pour le développement, US Department of the Treasury Associé aux Kabila dans le diamant et les mines artisanales
Associé aux Kabila dans le diamant et les mines artisanales
Dès le début de son règne, en 2001, Joseph Kabila a fait d’Emmanuel Adrupiako le directeur financier de son cabinet. Rapidement, son homme de confiance s’est associé à sa famille dans de multiples entreprises. Ensemble, ils contrôlent notamment près d’une centaine de permis d’exploration de diamant.
L’une des entreprises minières qu’ils possèdent, Acacia SARL, détenait même en 2014 des participations dans des mines artisanales de cuivre et de cobalt protégées par des soldats du gouvernement, dans la province du Katanga, selon un rapport qu’ont financé la Banque mondiale et le gouvernement britannique.
«Ces militaires veillent, si nécessaire par la force, à ce que les exploitants artisanaux vendent leur production exclusivement aux propriétaires des sites d’exploitation d’où ils ont extrait le minerai et à personne d’autre», affirme le rapport rédigé par la française Sofreco en 2014. Les «creuseurs» extraient tant bien que mal le minerai à coups de bêche et de pioche, presque à mains nues.
Liens d’affaires
Acacia et sa filiale Kwango Mines SARL appartiennent toujours à la famille Kabila et à Adrupiako. L’agence de presse Bloomberg faisait état de ces liens d’affaires dès décembre dans une vaste enquête sur la fortune du maître de la RDC, qui s’accroche illégalement au pouvoir.
L’avocat d’Adrupiako précise que son client est associé aux Kabila au sein d’Acacia et de Kwango Mines depuis le milieu des années 2000. Son associé et lui avaient alors besoin de 6 M$ US pour démarrer leurs activités minières. Ils ont alors «présenté un business model [sic] qui a attiré l’attention de la famille, explique Me Nima Hejazi. Voilà comment le lien a été établi de manière tout à fait fortuite.»
L’avocat assure toutefois que ces compagnies sont strictement engagées dans l’exploration et qu’elles n’ont jamais enregistré de revenus. Il nie que son client soit impliqué dans les mines artisanales.
Ses entreprises avec le clan Kabila
En juillet, le Groupe d’étude sur le Congo, en partenariat avec Bloomberg et le Pulitzer Center on Crisis Reporting, publiait une liste des entreprises familiales des Kabila. Emmanuel Adrupiako est, ou a déjà été actionnaire de huit d’entre elles. Certaines n’ont plus d’activités aujourd’hui.
• Acacia (diamant, cuivre, cobalt. Un rapport lui reproche d’exploiter des puits artisanaux de cuivre et de cobalt)
• Amitié CS – RDC (ACR) (construction, services miniers, exploration, immobilier)
• Aviation Maintenance Services (services d’aviation)
• Développements Tous Azimuts (DTA) (exploration minière)
• JNS Capital (diamant)
• Kwango Mines (diamant et participations dans des conglomérats miniers)
• Société congolaise d’assainissement et de développement (SCADE) (développement, mines, import-export, immobilier, transport, construction)
• Wimbi Dira Airways (ancienne compagnie d’aviation)

Par Hugo Joncas | Agence QMI | Publié le 10 octobre 2017 à 08:29 – Mis à jour le 10 octobre 2017 à 08:35
http://www.tvanouvelles.ca/2017/10/10/un-fidele-de-kabila-dans-les-appartements-de-luxe-a-montreal-1

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RAPPORT D’ÉVALUATION DES RISQUES DE CORRUPTION DANS L’ATTRIBUTION DES DROITS MINIERS EN RDC

L’évaluation des risques de corruption est menée comme partie prenante du Programme de Transparency International sur l’exploitation minière pour le développement durable. L’objectif de cette étude est (i) d’identifier les vulnérabilités systémiques, règlementaires et institutionnelles menant à la corruption dans l’octroi des droits miniers et des licences, permis et contrats y relatifs et (ii) d’évaluer les risques spécifiques de corruption crées par ces vulnérabilités. Ce rapport présente les principaux constats faits à partir de cette étude ainsi que les résultats de l’évaluation des risques de corruption. Il est structuré en six points : – le premier point circonscrit le contexte du pays ; – le deuxième point est consacré à la méthodologie utilisée dans l’étude des risques de corruption ; – le troisième point est dédié à la description et à l’analyse du processus d’octroi des droits miniers (permis et contrat, pratique et contexte) ; – le quatrième point traite de l’analyse des résultats de recherche ; – le cinquième point est consacré à la discussion des résultats de l’évaluation des risques et – le sixième point dédié aux recommandations.

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RDC : Anatole Kikwa se soustrait de la Justice et quitte le pays !

L’ancien Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM) soupçonné de détournements des deniers publics s’est soustrait de la justice après avoir réussi à quitter le pays lundi dernier, d’après RFI. Anatole Kikwa était attendu chez le Procureur Général de la République ce vendredi 25 Aout 2017. Son cas fait partie des dossiers documentés par le Conseiller Spécial anti-corruption du Chef de l’Etat et transmis au Parquet Général de la République.

Entre-temps, certaines informations indiquent qu’Anatole Kikwa aurait pris la destination du Canada pour s’y mettre à l’abri. Si non, va – t – il retourner ce jeudi soir pour se présenter au bureau du PGR vendredi à 9 heures locales?

Si l’Homme qui a rejeté en bloc les allégations du lanceur d’alerte Cyrius Mirindi ne se reprochait réellement de rien, pour quelle raison aurait – t – il pris la poudre d’escampette ?

Toutefois, le dossier d’Anatole Kikwa est complexe. Il y a le détournement d’impôts et taxes dénoncé par un cadre de l’office qui est resté d’actualité malgré la confirmation, du non reversement de ces taxes au fisc, par l’administration fiscale et la dénonciation des syndicalistes.

L’on se souviendra du Premier Ministre Samy Badibanga qui avait également diligenté une mission de l’Inspection Générale des Finances afin d’enquêter sur les allégations de ce contentieux fiscal. Lequel rapport devrait lui permettre d’agir dans le sens de l’intérêt de l’OGEFREM et de la Nation.

Comme Cyrius Mirindi Batumike, le dénonciateur de ces présumés détournements, l’ex Directeur Général Adjoint India Omari a également subi les menaces y compris de mort d’Anatole Kikwa à travers ses proches.

Tous ces démêlés à cause de la gestion décriée de Kikwa ont pollué l’atmosphère de travail au sein de l’OGEFREM jusqu’à son départ qui a été salué par l’ensemble du personnel, le prenant pour une délivrance.

A RE(LIRE) : OGEFREM, les trois priorités du Comité Patient Saiba !

Il est temps, commente un analyste, que les collaborateurs du Chef de l’Etat aident ce dernier à combattre réellement l’impunité qui tend à être considérer comme une prime pour ceux qui baignent dans des malversations de tout genre. Sinon, à quoi  serviraient toutes ces dénonciations ? Du cosmétique ?

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