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Les membres de Transparency International en Assemblée générale à Copenhague

Les travaux de l’Assemblée Générale de Transparency International (TI) ont débuté le samedi 20 octobre 2018 à Copenhague au Danemark, avec une forte représentation des membres venus de différents horizons du monde, issus de diverses cultures, mais toujours animés d’une même effervescence qui se traduit par une volonté commune de combattre sans relâche la corruption sous toute ses formes dans tous les secteurs de la société.

Déjà au début des travaux, le ton a été donné par Mme Delia Ferreira, présidente de TI qui a déclaré haut et fort que « la petite corruption prend de l’ampleur dans toutes les sociétés et détruit la vie des millions de citoyens à travers le monde ». Il y a de ce fait urgence pour les acteurs anticorruptions d’intensifier la lutte en impliquant les citoyens du monde pour venir au bout de la corruption.

Dans la suite de cette première des travaux, les participants ont échangé sur plusieurs thématiques reparties en sessions, dont la première s’est focalisée sur l’intégrité et les financements des partis politiques.

La Ligue Congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO), contact de Transparency International en République démocratique du Congo, participe à ses assises par l’entremise de son Secrétaire Exécutif, Ernest Mpararo. Ce dernier a estimé : « L’intégrité des partis politique est l’élément déclencheur de la bonne gouvernance. Lorsqu’un parti politique n’est ni transparent, ni redevable aux membres, un tel parti politique, une fois au pouvoir, ne pourra jamais promouvoir les valeurs de transparence, de redevabilité et d’intégrité ».

Une session consacrée essentiellement à l’Afrique subsaharienne s’est appesantie sur le chemin parcouru depuis Berlin, Kinshasa et Copenhague, lequel avait abordé les thématiques telles que « Intégrité des partis politiques », « Transparence dans le processus de passation des marchés », « Flux financiers illicites », « Transparence foncière » et « Transparence dans le secteur de l’éducation ».

Ces différents problèmes identifiés ont été passés au peigne fin lors des échanges entre les sections Afrique de TI, afin d’ évaluer les actions menées et les engagements pris par les Chefs d’États africains à lutter contre la corruption sur le continent et à garantir une culture de bonne gouvernance et d’État de droit.

Cette Assemblée générale coïncide avec la célébration du 25e anniversaire de Transparency International, une occasion pour les membres de procéder à une rétrospection du travail réalisé jusqu’à ce jour. A tout point de vue, le combat consacré à la lutte contre la corruption a connu des avancées, mais beaucoup reste encore à faire pour assainir notre planète de ce fléau qui constitue un obstacle considérable pour atteindre les objectifs du développement durable(ODD).

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Un colis d’or estimé à 138 millions Usd de la RDC saisi à Nairobi-Kenya

La police kényane a lancé des enquêtes sur la contrebande d’or d’une valeur de 138 millions de dollars (14 milliards de shillings) saisis au Kenya au mois de Février 2018. L’OR est d’origine Congolaise plus particulièrement du Nord Kivu et est entré au Kenya via le Burundi par un avion affrété par un millionnaire basé en Hong Kong.

Selon une source ayant requis l’anonymat, le colis d’or qui pèse 4,6 tonnes est arrivé au Kenya en février, dans l’espoir d’être légitimé avant d’être vendu aux marchés étrangers en tant que produit du Kenya. Mais le processus semble durer longtemps selon des concessionnaires.

Informée par ses réseaux de Transparence international Kenya, la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) a rapidement alerté les autorités de Kinshasa, particulièrement les services du ministère des Mines, pour s’imprégner du dossier d’enquête initié par la police de Nairobi, afin de prendre langue avec le gouvernement du Kenya pour rapatrier le colis d’or en RDC.

Selon les informations dont dispose la LICOCO, une commission constituée des experts, mise sur pied par le ministre des Mines, est déjà à pied d’œuvre sur la possibilité d’une probable récupération du colis d’or.

A en croire le média qui a révélé cette information au grand public, la personne derrière cette contrebande serait un multimillionnaire basé à Dubaï, mais qui a des liens étroits avec certains dirigeants au Congo et au Kenya.

Le suspect serait à la tête d’un empire commercial de plusieurs millions de dollars provenant de la fourniture du matériel militaire aux groupes armés de l’Est de la RDC et de matériaux de construction dans différents pays. Il se serait rendu au Kenya à plusieurs reprises, utiliserait quatre ressortissants congolais bien connectés au Kenya pour l’or du Congo.

Selon la même source, ces quatre ressortissant congolais auraient récemment réussi à faire passer l’équivalent de 3 milliards de shillings d’or à Hong Kong via le Kenya, mais ont eu du mal à faire la même chose pour le lot de 4,6 tonnes.

« La personne est en collusion et travaille avec des citoyens Congolais bien organisés au Kenya.  Au départ, il avait consulté un agent local qui faciliterait la contrebande », a déclaré la source. Et d’ajouter : « On pense que le suspect basé à Dubaï pourrait financer des activités rebelles en République Démocratique du Congo en échange d’or et de matériel militaire.

Les enquêtes précédentes du gouvernement de la RDC ont montré qu’il avait des contacts avec Bosco Ntaganda et le général John Tshibangu ». Cela pourrait être le plus gros lot d’or à faire passer en contrebande dans le pays.

En 2011, environ 2,5 tonnes d’or d’une valeur marchande de 8 milliards de shillings ont été passées en contrebande dans le pays depuis la RD Congo, obligeant le président Kabila à se rendre au Kenya pour des entretiens d’urgence avec le président Kibaki.

Cette nouvelle révélation sur le trafic de contrebande d’or Congolais vient remettre en question les mécanismes de lutte contre la fraude minière dans les postes frontaliers qui font perdre au trésor public des ressources financières importantes.

Aux autorités de prendre des mesures idoines pour réformer la Cellule nationale de lutte contre la fraude minière pour la rendre plus efficace, transparente et opérationnelle.

Source : http://www.mediamaxnetwork.co.ke/469092/police-probe-sh14b-gold-smuggled-from-drc/

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RDC : le FPI souhaite imposer une «taxe illégale» aux opérateurs miniers (LICOCO)

La ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) a dénoncé l’incorporation d’une taxe illégale dans le système SYDONIA par le Fonds de promotion de l’industrie (FPI). D’après elle, l’«illégalité» de la Taxe de promotion de l’industrie imposée aux entreprises minières se justifie du fait qu’elle n’est nulle part prévue dans le Code minier. Donc, l’appliquer est une violation flagrante de loi minière.

« Plusieurs entreprises minières opérant en RDC nous ont contactées pour se plaindre de l’incorporation dans le système SYDONIA, d’un nouveau tarif douanier, la taxe de promotion de l’industrie, que la DGDA doit appliquer le plus vite possible. S’il s’avère que cette taxe a été incorporé dans le système SYDONIA, cela constituerait une violation grave de la loi n°18/001 du 9 mars 2018 tel que modifié et complétant la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 », a indiqué le secrétaire exécutif de la LICOCO, Ernest Mpararo dans son courrier du 31 août 2018 adressé au directeur général du FPI, Patrice Kitebi.

Après avoir parcouru les articles 220bis, 220ter et 220quater de la loi n°18/001 du 9 mars 2018 tel que modifié et complétant la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002, la LICOCO constate que nulle part la Taxe de promotion de l’industrie est citée comme étant une taxe que les entreprises minières sont astreintes à payer.

Face à cette réalité, elle invite le FPI à se conformer à l’article 276 alinéa 2 de la loi minière pour que les entreprises minières parviennent à payer ladite taxe. Cela veut dire que Patrice Kitebi devrait attendre cinq ans, à dater du 9 mars 2018, en vertu de la garantie de stabilité du régime fiscale, douanier et de change qui reste intangible.

« La LICOCO demande à la DGDA qui nous lit en copie, de ne pas incorporer cette taxe dans le système SYDONIA au risque d’être en conflit avec la Loi. La LICOCO demande aussi aux entreprises minières victimes de cette taxation illégale de ne pas payer cette taxe car en conflit avec la loi ci-haut citée », a souligné Ernest Mpararo.

Pour des analystes avertis, la démarche du FPI auprès des opérateurs miniers paraît légitime tant qu’elle vise à prélever la Taxe de Promotion Industrielle (TPI) sur les produits importés et ceux venant de la production nationale. Cependant, notent – ils, elle n’est pas légale pour ce secteur où le fiscalité et/ou parafiscalité fait l’objet d’un régime spécial. Tout étant consigné dans le Code minier.

En attendant les argument juridiques des experts du FPI et de la DGDA sur cette question, d’aucuns souhaitent que la démarche à entreprendre reste légale pour ne pas mettre en mal l’application du Code minier qui a déjà fait l’objet de beaucoup de tensions et de conflits entre les opérateurs miniers et le gouvernement.

Les ministres des Mines et celui des Finances, le directeur général de la DGDA, les présidents de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et du G7 miniers ont également reçu, en ampliation, ce courrier transmis au FPI contre accusé de réception le 3 septembre 2018.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

 

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Nomination des commissaires aux comptes : la LICOCO alerte la ministre du portefeuille

« L’expert-comptable ne peut exercer une charge d’officier public ou ministérielle ou tout emploi salarié dans la fonction publique », malheureusement, force est  de constater que plusieurs personnes agréent par la commission spéciale de l’Ordre National des Experts Comptables (ONEC) sont en conflit avec la loi, car certaines sont salariés dans d’autres institutions et d’autres assument actuellement des fonctions publiques.

Par conséquent, elles ne peuvent pas être nommées commissaires aux comptes dans les entreprises de l’Etat ce qui violerait l’article 53 de la loi créant l’ONEC et les articles 697, 688 des dispositions du droit OHADA.

Ci-dessous la  lettre adressée à madame la ministre du portefeuille.

Lettre

 

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Enseignement primaire et secondaire : les Responsables Éducatifs s’engagent à combattre la corruption dans les écoles

A quelques jours de la rentrée scolaire 2018- 2019, les chefs d’établissements, administratifs et enseignants des écoles Academia et Lisanga, respectivement privée et publique, se sont engagés à lutter contre la corruption sous toutes ses formes dans leurs écoles.
Cette importante décision a été prise au cours du séminaire de formation sur le thème « Une éducation sans corruption », animée par la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption (LICOCO), dans la salle des conférences de l’école Lisanga, à l’intention des acteurs de l’Enseignement primaire et secondaire.

C’est très rare de voir dans la ville de Kinshasa des autorités, enseignants y compris, des écoles de consacrer du temps, -soit trois jours d’affilée- pour apprendre et assimiler les notions d’éthique et de corruption. Cet intérêt traduit une volonté manifeste de changement dans le chef des encadreurs éducatifs des écoles précitées à pouvoir produire un enseignement de qualité et inculquer aux enfants des valeurs morale et éthique irréprochable.

Au cours du partage d’expériences entre participants, il s’est avéré que la corruption cause beaucoup de dégâts sur la qualité de l’éducation en République Démocratique du Congo, et nécessite un engagement collectif de toutes les parties prenantes pour endiguer ce fléau dans le milieu scolaire.

Certains enseignants se sont compromis dans les pratiques de corruption par ignorance de faire la distinction entre un cadeau et un pot de vin venant d’un parent d’élève. D’où, les notions sur l’éthique et l’intégrité du responsable éducatif ainsi que la corruption ont permis aux participants d’élucider tout malentendu sur les faits de corruption dans le milieu scolaire.

Pour arriver à mieux combattre la corruption dans les écoles les chefs d’établissements ont promis de mettre en application le décret-loi sur la gestion des écoles, à rédiger et à faire signé à tout le personnel enseignant et administratif un code de bonne conduite, à vulgariser les conditions d’inscriptions des élèves, à publier les appels d’offre de recrutement du personnel pour choisir les meilleurs d’entre eux en vue de garantir la qualité de l’enseignement.

A cet effet, les deux écoles ont proposé un accompagnement permanent de la LICOCO pour veiller à la mise en œuvre effective des recommandations assorties de ce séminaire de formation dès la rentrée scolaire au mois de septembre prochain.

Il est important de souligner que cette prise de conscience des encadreurs éducatifs des écoles Academia et Lisanga est une garantie pour les parents qui prônent une éducation de qualité des enfants. Et cela va relancer le débat sur le refus de certains responsables des écoles privées et publiques de parler de la corruption dans leurs établissements et ne plus continuer à fermer les yeux face aux pratiques de corruption dans les écoles qui ne font porter préjudice à l’avenir du pays.

Notons-le, cette activité s’inscrit dans le cadre du programme de mobilisation sociale de la LICOCO d’amener les citoyens à s’approprier de cette bataille de la lutte contre la corruption dans notre société

Licoco

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Forum de la Société civile contre la Corruption:La LICOCO plaide pour le renforcement des mécanismes de contrôle en Afrique

L’épineuse question du flux financier illicite sera passée au peigne fin lors du Forum de la Société civile qu’organise le Parlement Panafricain de l’Union Africaine, dont les travaux ont été ouverts le mercredi 05 juillet 2018 à Midrand à Johannesburg (Afrique du Sud). Actuellement, on estime que l’Afrique perd plus de 50 milliards de dollars par an à cause de flux financier illicite. Malgré la pléthore d’efforts déployés pour lutter contre la corruption, le fléau reste endémique dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Les politiques anti-corruption qui ont été promulguées n’ont pas été correctement opérationnelles. De nombreux experts estiment que « les Lois qui ont été promulguées pour promouvoir la transparence et la responsabilité publique ont été bafouées, souvent par les législateurs qui les ont conçues ». Les règlements fondamentaux et les principes cardinaux qui servent de déclencheurs pour débloquer les barrières à exposer la corruption, comme l’accès à l’information, la protection des dénonciateurs et la déclaration des biens n’ont pas encore trouvé leur chemin dans les livres de statuts de nombreux États membres de l’UA.

Participante à la conférence, la Ligue Congolaise de Lutte contre la Corruption (LICOCO) travaille en synergie avec d’autres mouvements anti-corruption pour mener des plaidoyers auprès de la Commission de l’UA et d’autres parties prenantes. Le but est d’inciter les États africains à s’inscrire de manière effective dans la dynamique de stopper les pratiques du flux financier illicite qui rongent les économies du continent. Il s’agit entre autres de garantir le contrôle parlementaire, promouvoir et assurer l’indépendance des activités des organismes locaux, nationaux, sous-régionaux mis en place pour lutter contre la corruption, …

En bref, il est question de mettre en œuvre les directives de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, ainsi que la Convention des Nations Unies contre la corruption.

2018 est déclaré « Année africaine de lutte contre la Corruption ». Et cela constitue une opportunité pour les parties prenantes à intensifier des actions concrètes en vue d’un impact significatif à long terme sur la lutte anti-corruption.

Aussi le Forum va-t-il se concentrer sur le renforcement des institutions et mécanismes régionaux et continentaux pour mieux lutter contre ce fléau socioéconomique qu’est la corruption.

LICOCO

 

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ARM 2018:Les parties prenantes réitèrent leur engagement dans la bataille contre la corruption

Rencontre Régionale Afrique de Transparency International

Les parties prenantes réitèrent leur engagement dans la bataille contre la corruption

La tendance de la Corruption en République Démocratique du Congo est inquiétante. Il suffit de jeter un regard sur le baromètre mondial de corruption, cas de la RDC, lequel a été présenté par la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption (LICOCO) lors de la Rencontre régionale Afrique de Transparency International pour s’en rendre compte.

83% des citoyens estiment que le niveau de la corruption a sensiblement augmenté et sont convaincus que les autorités qui exercent les plus hautes fonctions de l’Etat sont également impliquées dans les affaires de corruption.

Du 20 au 22 juin 2018, l’hôtel Memling de Kinshasa a abrité la Rencontre Régionale Afrique de Transparency International (TI) qui réunit annuellement des sections nationales de TI pour discuter de  questions d’intérêt commun  à  l’égard de leur travail, y compris notamment les tendances de la corruption et de la lutte contre la corruption sur le continent.

Ces trois journées ont donné lieu à une forte interactivité doublée d’une volonté inouïe des acteurs anti-corruption de travailler en synergie avec toutes les parties prenantes, en vue de  renforcer les actions collectives sur les questions identifiées pour un impact plus grand.

A ce titre,  les domaines tels que  l’éducation, le foncier, la passation des marchés publics et les flux financiers illicites ont constitué l’essentiel des échanges entre participants et experts. La réflexion est d’ores et déjà  engagée par les mouvements Transparency International sur les risques de corruption dans chaque domaine précité.  Pour parvenir à une bonne coordination des actions, des groupes thématiques sont mis en œuvre pour enrichir les thématiques en l’adaptant au contexte de chaque pays, mais aussi à mobiliser des ressources pour les activités de lutte contre la corruption.

2018, Année africaine de lutte contre la corruption

Des actions collectives des grandes envergures seront menées au cours de cette année consacrée à la lutte contre la corruption par l’Union Africaine. L’engagement pris par les Chefs d’Etats Africains doit être respecté pour couper court aux citoyens qui considèrent la déclaration des Gouvernants Africains comme un simple procès d’intention pour la consommation mondiale.

En effet, la Rencontre Afrique de Transparency International a permis de mettre en place un comité restreint pour la production de la lettre ouverte à adresser à l’UA, notamment à la commission de lutte contre la corruption qui va sans nul doute constituer un élément déclencheur d’une série d’actions de plaidoyer pour inciter  les pays du continent à se doter d’un cadre légal approprié.

2018 est aussi une année électorale en République Démocratique du Congo. C’est ainsi que la LICOCO travaille dans la mobilisation sociale des citoyens à exiger des candidats aux élections d’inscrire la question de lutte contre la corruption comme priorité dans leurs programmes de campagne.

Le président du Conseil d’administration  de la Ligue, Gaudens Cimula, a épinglé la pertinence de l’engagement de tous les citoyens dans cette bataille qui porte atteinte au développement socio-économique de la RDC : « Une telle démarche s’inscrit dans la volonté des citoyens d’avoir des dirigeants respectueux de la moralité,  d’éthique et de l’indépendance de la justice, afin  de mettre fin à l’impunité et promouvoir la transparence ainsi que la bonne gouvernance en République Démocratique du Congo ».

Le paradoxe Congolais

Présent à la cérémonie d’ouverture, le Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et la lutte contre le terrorisme, le professeur Luzolo Bambi, a jeté le pavé dans la marre en relancer le débat  sur  l’épineuse question de coulage des recettes de l’Etat. « Il est un secret de polichinelle que la corruption existe et gangrène encore gravement le fonctionnement de nos institutions. J’ai toujours engagé le débat sur le paradoxe congolais entre la taille de notre budget et le coulage des recettes, c’est-à-dire entre 5 Milliards de dollars de budget et 15 milliards de dollars de fraude, de corruption…»

De poursuivre que la corruption n’est pas le seul combat du Chef de l’Etat, moins encore de la LICOCO et ses partenaires de TI, mais nécessite une prise de conscience collective pour intégrer le débat de la lutte contre la corruption comme priorité politique dans notre société ; car, l’amélioration des conditions de vies de la population passe par ce combat.

On a noté également la présence du Chef de la délégation de l’union Européenne en RDC et de la Représentante de l’Ambassadeur du Canada, principaux partenaires financiers de TI. Ils ont tous réitéré leurs engagements de continuer à soutenir les activités de lutte contre la corruption, aussi bien en RDC que sur l’ensemble du continent et au niveau mondial.

Soulignons-le, la Rencontre Régionale Afrique de Transparency International a démontré clairement le caractère corrosif de la corruption dans notre société et surtout posé de nouvelles bases dans cette bataille à l’échelle nationale au regard de l’engagement des parties prenantes de la lutte contre la corruption en RDC.

Le prochain rendez-vous des ses assises est donc pris pour  l’année prochaine en Afrique de l’Est, précisément au Kenya où il sera également question d’évaluer les actions convenues à Kinshasa.

LICOCO

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RDC : Joseph Kokonyangi, le bourreau des maraîchères de Kingabwa !

Le ministre de l’Urbanisme et Habitat, Joseph Kokonyangi Witanene a créé le scandale en signant un arrêté portant attribution des 500 parcelles aux 500 députés nationaux à Kingabwa, commune de Limete, en plein cœur de la capitale de la RDC. Triple problème : le gouverneur André Kimbuta Yango avait précédemment mis ce site marécageux à la disposition des maraîchères, la mesure du ministre de l’Urbanisme et Habitat est contestée par certains députés nationaux et le terrain est l’objet d’une querelle entre ces maraîchères et un particulier.

Le 20 mars, sur les antennes de la Top Congo Fm, Joseph Kokonyangi est allé jusqu’au bout de sa logique laissant entendre que «tous les 500 députés, sans distinction de partis, vont bénéficier de cette récompense du gouvernement», justifiant «qu’il fallait récompenser nos parlementaires, notamment les députés nationaux, pour le travail qu’ils ont accompli durant cette législature». A en croire le ministre, il s’agit «d’une décision hautement politique qui vise à récompenser les députés qui ont durement travaillé durant toute la législature» et la démarche n’a aucune autre motivation.

Aude-là de son caractère discriminatoire -les 108 sénateurs, parlementaires comme les députés, semblent ne pas être concernés-, la mesure du député élu de Pangi risque d’être recalée pour trois raisons.

La première. Le gouverneur de la ville de Kinshasa André Kimbuta Yango, lui-même député élu de la ville de Kinshasa, avait offert ce site marécageux aux femmes maraîchères de Kingabwa. La deuxième. Le bourgmestre de la commune de Limete, Douglas Nkulu, opposé à cette décision ministérielle, a rappelé qu’il «existe une loi sur l’aménagement et la protection des terrains marécageux qui ne permet pas que ce terrain fasse aujourd’hui l’objet d’un lotissement». La troisième raison est liée au fait que ce terrain est l’objet d’un conflit foncier entre les maraîchères et un particulier.

Kokonyangi a cependant préféré botter en touche, évoquant l’ordonnance du Chef de l’Etat N°17/025 du 17 juillet 2017 fixant les attributions des ministères qui stipule entre autres que le ministre de l’Urbanisme et Habitat est en charge des espaces urbains.

Populisme sans scrupule!

Si le bourgmestre Nkulu, convaincu que «le gouverneur de la ville et le Chef de l’Etat sont du côté des faibles», des électeurs, a laissé entendre qu’il ne se pliera qu’aux textes légaux et non à des déclarations dans les médias, Kokonyangi voit le front du refus s’élargir quand certains collègues députés n’acceptent pas de cautionner son équipée.

«La population est en train de souffrir et on ne peut pas laisser les députés que nous sommes, avec des émoluments et des indemnités de sortie qui nous donnent accès à l’immobilier, contribuer à aggraver les souffrances des femmes pendant le mois que le monde leur dédie. Moi, je n’ai pas besoin d’entrer en conflit avec nos électeurs qui vivent déjà dans la précarité et exploitent ce site pour essayer de supporter leurs familles», a déclaré mardi 20 mars à AfricaNews Floribert Luboto, député PALU élu de Masimanimba, dans le Kwilu.

Avis largement partagé par un autre député MP élu du Mont-Amba, circonscription qui couvre ce site de Kingabwa.

«A cette allure, le gouvernement se verrait contraint d’offrir 500 parcelles à 500 députés à la fin de chaque législature, en plus de six mois d’indemnité de sortie. Et le fossé entre les élus riches et les populations pauvres se creuserait davantage», a-t-il asséné, prenant le contre-pied de Kokonyangi qu’il a qualifié de «bourreau de nos électeurs, notamment des femmes maraîchères de Kingabwa».

Elue MLC de Basoko, Eve Bazaiba Masudi, a elle aussi été extrêmement sévère avec Kokonyangi. «N’importe quoi! Populisme sans scrupule!», s’est écriée la Secrétaire générale du parti bembiste sur les Réseaux sociaux avant d’interroger : «A quand la récompense pour les fonctionnaires de l’Administration publique pour le travail qu’ils abattent tous les jours? Et les médecins, les enseignants et autres?»

Au-delà de cette série de questions pertinentes, Bazaiba a surtout voulu savoir ce que Kokonyangi compte faire de ces femmes maraîchères qui nourrissent les populations et surviennent au quotidien de leurs familles grâce à ce terrain de Kingabwa.

Jusque-là, l’intrépide secrétaire général adjoint de la Majorité présidentielle en prend pour ses casseroles alors qu’on imagine mal qu’il ait pris cette initiative sans penser à des dividendes persos. Il reste de savoir si, à l’instar de leurs quatre collègues opposés à ce cadeau empoisonné, tous nos 500 députés sauront eux-aussi trancher dans le sens de l’intérêt commun.

Africanews/Zoom Eco

 

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La corruption au cœur du sommet de l’Union africaine

 

 

Par Clémentine Pawlotsky Publié le 22-01-2018 Modifié le 22-01-2018 à 13:40

Le sommet de l’Union africaine s’ouvre ce lundi à Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie. Le thème à l’honneur cette année : la lutte contre la corruption, une pratique qui touche de façon inégale les pays du continent.

Les pays d’Afrique sont absolument inégaux face à la corruption. Certains s’en sortent extrêmement bien comme le Botswana ou le Rwanda. C’est ce qui ressort du dernier Index sur la perception de la corruption, réalisé chaque année par l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International. En bas du classement, on retrouve des pays comme la Somalie, le Tchad, la Centrafrique ou encore la République démocratique du Congo (RDC).

Répercussions

La corruption se pratique à différents niveaux et se répercute sur l’ensemble de la société. Il y a ce qu’on peut appeler la « petite corruption », celle qui affecte directement le quotidien des citoyens, par exemple lorsqu’un élu local détourne de l’argent destiné à la construction d’un puits ou d’un centre de santé. Il existe aussi une corruption de niveau intermédiaire, lorsque des fonctionnaires – comme les enseignants de la fonction publique – sont recrutés sans que leurs diplômes ou leurs compétences ne soient vérifiés.

« Les enseignants qui sont recrutés et qui n’ont pas les qualités requises ne peuvent pas assurer un bon encadrement de ces enfants qui sont les futurs citoyens de demain, les dirigeants de demain. Si on n’a pas des hommes de qualité, le pays ne peut que faire appel à d’autres personnes, ce qui fera augmenter le taux de chômage à l’intérieur du pays. Donc un enseignement au rabais réduit de ce point de vue, au niveau intellectuel, la compétitivité du pays », analyse Cléophas Gbedji Oke, le vice-président du Front des organisations nationales contre la corruption à Cotonou, au Bénin.

Enfin, il y a aussi la « grande corruption », celle qui est orchestrée au sommet de l’Etat ou au sein des élites. Cette forme de corruption nuit au bon fonctionnement de l’appareil étatique et peut conduire, à long terme, à l’épuisement des ressources financières des pays, au détriment de leur développement. Le coordonnateur Afrique de Transparency International, Lucas Olo Fernandes, note que les pays les plus corrompus aujourd’hui sont passés par des conflits armés au cours des dernières années.

L’inaction de certains et de la justice, dénoncée par les sociétés civiles

Dans des pays comme le Niger, le Togo ou encore le Bénin qui n’ont pas connu de conflits récents, les acteurs de terrains dénoncent l’inaction des Etats et de la justice en matière de lutte contre la corruption. Lorsque des initiatives sont lancées pour tenter de mettre un terme à ces pratiques, elles ne sont pas toujours efficaces, souligne l’économiste et analyste politique Gille Yabi, fondateur du think tank ouest-africain Wathi : « Même dans les pays où on a des campagnes anticorruptions très médiatisées, il y a toujours un fort soupçon de politisation de la lutte contre la corruption. C’est-à-dire que finalement on a toujours l’impression qu’un gouvernement se met à lutter contre la corruption et toujours de manière sélective, et que cela est plutôt utilisé pour éliminer des adversaires potentiels, des hommes d’affaires qui soutiennent les hommes politiques, plutôt que réellement dans une volonté de démanteler le système qui alimente la corruption ».

Pour pallier l’inaction de l’Etat et de la justice, Ernest Mpararo, secrétaire exécutif de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption à Kinshasa, en République démocratique du Congo, estime que les citoyens ont le pouvoir d’agir contre la corruption : « Les citoyens peuvent s’attaquer effectivement à ces pratiques de corruption. Par exemple, je vous donne un cas : le gouverneur de la ville de Kinshasa institue une taxe routière que les taximen et tous ceux qui ont profité d’un véhicule doivent payer. Mais les gens résistent à payer étant donné que les routes ne sont pas réhabilitées. C’est une façon effectivement de lutter contre les pratiques de corruption en disant ‘écoutez, nous allons payer des taxes, mais nous allons voir aussi comment l’argent mobilisé par les taxes sera utilisé’. Je pense qu’avec ces actions les choses peuvent changer petit à petit ».

Coût financier, humain et écologique

Le coordinateur Afrique de l’ONG Transparency International, Lucas Olo Fernandes pointe également la responsabilité de certains pays occidentaux, en particulier dans les pays producteurs de ressources naturelles. C’est le cas de la République démocratique du Congo où les convoitises extérieures alimentent les systèmes de corruption en place.

Ces pratiques coûtent 50 milliards de dollars par an aux Etats africains, précise Lucas Olo Fernandes. Le coût de la corruption est également humain – une route mal construite, c’est plus d’accidents mortels – et un coût écologique lorsqu’en échange de pots-de-vin, des terrains miniers ou forestiers sont ravagés sans aucune restriction.

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Un fidèle de Kabila dans les appartements de luxe à Montréal

Une autre grosse pointure d’un des pays les plus pauvres d’Afrique francophone mise sur l’immobilier à Montréal. L’assistant financier du président congolais Joseph Kabila a investi plus de 3 millions $ dans des appartements de luxe. Ce nouvel immigrant investisseur est toujours associé à la famille Kabila dans l’exploration de diamants, dans un pays miné par la corruption et la répression sanglante de l’opposition.
Pour acheter ses propriétés de la métropole, Emmanuel Adrupiako a pu compter sur des paiements liés à un juteux contrat de passeports en République démocratique du Congo (RDC).
Ce vieux compagnon de route du président a été reçu immigrant investisseur au Québec en 2015. En 2014, il faisait un premier achat dans le quartier de L’Île-des-Sœurs: un condo neuf de la tour Symphonia à 1,25 M$, taxes comprises.
Adrupiako s’ajoute donc à la vingtaine de hauts gradés issus de régimes corrompus d’Afrique francophone que notre Bureau d’enquête a détectés dans le marché immobilier québécois, présentés en juin dans un grand reportage du «Journal de Montréal».
Condo flambant neuf
Dernier achat en date pour lui : en avril, sa fiducie familiale a mis la main sur une unité de près d’un million de dollars au 19e étage de la nouvelle tour Icône, en plein centre-ville, à un coin de rue du Centre Bell.
Mais d’abord, il a acquis deux appartements de l’avenue des Pins, en 2015 et 2016, pour un total d’environ 800 000 $.
Pour les payer, Adrupiako a pu compter sur les 700 000 $ US qu’il venait de recevoir de deux compagnies coquilles de Dubaï. Toutes les deux sont liées à Semlex, une firme belge qui venait de remporter un contrat d’au moins 96 M$ US pour produire les nouveaux passeports de la RDC.
En juillet 2015, Adrupiako recevait ainsi un premier versement de 300 000 $ US dans son compte de la Banque Royale, à Montréal.
Un mois plus tard, il touchait encore 400 000 $ US, dans un compte de la banque Jyske, au Danemark, comme le rapportait l’agence de presse Reuters dans une enquête en avril.
Adrupiako s’est impliqué dans la réalisation du contrat de passeports, dès le début du processus.
En tant que conseiller financier du président Kabila, il « avait soumis l’idée » de signer un contrat de partenariat public-privé avec une entreprise pour produire les nouveaux passeports congolais, selon son avocat.
«Idée validée par le gouvernement dû [sic] à la baisse drastique des recettes de l’État suite [sic] à la chute des cours de matières premières», écrit Me Nima Hejazi dans un courriel.
«Une avance de loyer»
Interrogé sur les paiements de Dubaï, l’avocat confirme qu’ils proviennent de compagnies liées à Semlex. Selon lui, la firme belge occupe un immeuble appartenant aux enfants d’Adrupiako à Kinshasa, la capitale de la RDC. Les 700 000 $ US seraient en fait des avances sur le paiement du loyer.
«M. Adrupiako a pris contact avec son représentant local, qui cherchait activement des locaux, et il a visité les lieux et a estimé que c’était correct», écrit Nima Hejazi.
Joint par notre Bureau d’enquête, le PDG de Semlex, Albert Karaziwan, a confirmé avoir versé 700 000 $ US à Adrupiako, sans expliquer pourquoi il avait fait transiter les sommes par deux coquilles de Dubaï.
En avril, un journaliste de Reuters s’est rendu à l’immeuble en question, à Kinshasa. Il n’y a trouvé qu’un bâtiment en construction.
«La société continue à détenir un bureau dans l’immeuble», assure de son côté l’avocat d’Adrupiako.
La Banque Royale et la banque Jyske ont refusé de commenter, tout comme l’United Arab Bank de Dubaï.
Aujourd’hui, une enquête est en cours en Belgique sur ce juteux contrat de passeports, octroyé à une firme de Bruxelles en contournant les procédures d’appel d’offres. Adrupiako ne fait l’objet d’aucune accusation. Il n’a pas rappelé notre Bureau d’enquête.
Les documents de voyage que confectionne Semlex pour la RDC coûtent 185 $ US, encore plus qu’au Canada (120 à 160 $, soit 96 à 127 $ US).
De cette somme, 60 $ US vont à une autre compagnie de Dubaï, LRPS, qui participe au consortium avec Semlex. Selon Reuters, cette firme appartient à Makie Makolo Wangoi, une sœur de Joseph Kabila.
Comme le contrat prévoit la production d’au moins deux millions de passeports, LRPS devrait toucher au minimum 120 M$ US grâce à ce pacte.
À savoir sur la République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa)
• En vertu de la Constitution, le dernier mandat de Kabila se terminait l’an dernier, mais le président reporte les élections depuis août 2016.
• En septembre 2016, la répression des manifestations contre le régime a fait au moins 40 morts.
• Washington et Bruxelles ont décrété des sanctions contre plusieurs membres de la «Maison militaire» du président, responsables de la répression des opposants et des journalistes.
• Des fermes et des mines des Kabila sont surveillées par les soldats de la garde républicaine.
• Les ¾ de la population vivent avec moins de 2,35 $ par jour.
• Classement à l’Indice de développement humain : 176/188 (1 = pays le plus développé; 188 = pays le moins développé)
• Indice de perception de la corruption de Transparency International : 156/176 (1 = meilleure gouvernance ; 176 = pire gouvernance)
Sources : Groupe d’étude sur le Congo, Transparency International, Human Rights Watch, Programme des Nations unies pour le développement, US Department of the Treasury Associé aux Kabila dans le diamant et les mines artisanales
Associé aux Kabila dans le diamant et les mines artisanales
Dès le début de son règne, en 2001, Joseph Kabila a fait d’Emmanuel Adrupiako le directeur financier de son cabinet. Rapidement, son homme de confiance s’est associé à sa famille dans de multiples entreprises. Ensemble, ils contrôlent notamment près d’une centaine de permis d’exploration de diamant.
L’une des entreprises minières qu’ils possèdent, Acacia SARL, détenait même en 2014 des participations dans des mines artisanales de cuivre et de cobalt protégées par des soldats du gouvernement, dans la province du Katanga, selon un rapport qu’ont financé la Banque mondiale et le gouvernement britannique.
«Ces militaires veillent, si nécessaire par la force, à ce que les exploitants artisanaux vendent leur production exclusivement aux propriétaires des sites d’exploitation d’où ils ont extrait le minerai et à personne d’autre», affirme le rapport rédigé par la française Sofreco en 2014. Les «creuseurs» extraient tant bien que mal le minerai à coups de bêche et de pioche, presque à mains nues.
Liens d’affaires
Acacia et sa filiale Kwango Mines SARL appartiennent toujours à la famille Kabila et à Adrupiako. L’agence de presse Bloomberg faisait état de ces liens d’affaires dès décembre dans une vaste enquête sur la fortune du maître de la RDC, qui s’accroche illégalement au pouvoir.
L’avocat d’Adrupiako précise que son client est associé aux Kabila au sein d’Acacia et de Kwango Mines depuis le milieu des années 2000. Son associé et lui avaient alors besoin de 6 M$ US pour démarrer leurs activités minières. Ils ont alors «présenté un business model [sic] qui a attiré l’attention de la famille, explique Me Nima Hejazi. Voilà comment le lien a été établi de manière tout à fait fortuite.»
L’avocat assure toutefois que ces compagnies sont strictement engagées dans l’exploration et qu’elles n’ont jamais enregistré de revenus. Il nie que son client soit impliqué dans les mines artisanales.
Ses entreprises avec le clan Kabila
En juillet, le Groupe d’étude sur le Congo, en partenariat avec Bloomberg et le Pulitzer Center on Crisis Reporting, publiait une liste des entreprises familiales des Kabila. Emmanuel Adrupiako est, ou a déjà été actionnaire de huit d’entre elles. Certaines n’ont plus d’activités aujourd’hui.
• Acacia (diamant, cuivre, cobalt. Un rapport lui reproche d’exploiter des puits artisanaux de cuivre et de cobalt)
• Amitié CS – RDC (ACR) (construction, services miniers, exploration, immobilier)
• Aviation Maintenance Services (services d’aviation)
• Développements Tous Azimuts (DTA) (exploration minière)
• JNS Capital (diamant)
• Kwango Mines (diamant et participations dans des conglomérats miniers)
• Société congolaise d’assainissement et de développement (SCADE) (développement, mines, import-export, immobilier, transport, construction)
• Wimbi Dira Airways (ancienne compagnie d’aviation)

Par Hugo Joncas | Agence QMI | Publié le 10 octobre 2017 à 08:29 – Mis à jour le 10 octobre 2017 à 08:35
http://www.tvanouvelles.ca/2017/10/10/un-fidele-de-kabila-dans-les-appartements-de-luxe-a-montreal-1