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La Proposition Budgétaire de l’Exercice 2020 Viole les Engagements du Chef de l’Etat prisent lors de la Campagne électorale

COMMUNIQUE n°007/LICOCO/SE/2019

La Proposition Budgétaire du Gouvernement pour l’Exercice 2020 Viole les Engagements du Chef de l’Etat prisent lors de la Campagne électorale

La Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption, LICOCO en sigle, participe au Séminaire d’Orientation budgétaire organisé par le Ministère du Budget pour l’élaboration du budget 2020 de la République Démocratique du Congo.
Dans les prévisions présentées par le Ministre du Budget lors du Séminaire d’Orientation Budgétaire, la LICOCO constate que les chiffres présentés violent les engagements du Chef de l’Etat fait au peuple Congolais lors de la Campagne électorale de 2018.
Il sied de rappeler que lors de la Campagne électorale de 2018, le Chef de l’Etat avait promis de mobiliser 80 milliards des dollars pour les 5 prochaines années afin de financer son programme quinquennal et plus particulièrement la gratuité de l’éducation primaire et secondaire en RDC.

Cela veut dire que chaque année la RDC doit avoir un budget de plus au moins 16 milliards des dollars.
Pour l’exercice budgétaire 2020, le Ministère du Budget présente un budget en recette de l’ordre de 10.284,8 milliards des FC soit 6,2 milliards des USD et en dépense de l’ordre de 15 153,4 milliards des FC soit 9,1 milliards de
dollars US.
En analysant la proposition budgétaire 2020, elle présente un gap négatif de l’ordre de 3 milliards des dollars US. Cela veut dire que le Gouvernement doit emprunter 3 milliards des dollars US pour combler ce gap.
La LICOCO estime que les prévisions budgétaires présentées par le Ministre du Budget pour l’exercice 2020 ne reflètent pas les engagements du Chef de l’Etat prisent lors de la Campagne électorale 2018.
La LICOCO estime qu’avec un budget de 6,2 milliards des dollars US, le Chef de l’Etat aura mal à financer l’éducation gratuite, à réhabiliter les camps militaires, à financer les infrastructures, à améliorer les conditions de
travail des fonctionnaires, etc.
De ces faits, la LICOCO propose :
1. AU CHEF DE L’ETAT
– De ne pas accepter la proposition du budget élaboré par le Ministère du budget
– Elaborer une prévision budgétaire qui reflète vos engagements prisent devant les Congolais à mobiliser annuellement 16 milliards des dollars US pour financer la gratuité de l’éducation, la réhabilitation des camps militaires et des policiers, financer les infrastructures, etc.
2. AUX MEMBRES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET DU SENAT
– De demander la mise en place urgente d’un Gouvernement qui pourra élaborer une proposition du budget prenant en compte la vision du Chef de l’Etat de mobiliser pour les 5 prochaines années un budget de l’ordre de 80
milliards.
3. AUX ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE DE LA RDC
– De demander à ce que le Chef de l’Etat puisse mettre en œuvre son engagement à mobiliser 80 milliards des dollars US pour les 5 prochaines années afin de financer la gratuité de l’éducation en RDC
– De ne pas accepter la proposition budgétaire proposer par le Ministre du Budget lors du Séminaire d’Orientation Budgétaire car elle viole les engagements du Chef de l’Etat.

Fait à Kinshasa, le 4 Juillet 2019

Pour la LICOCO
Ernest Mpararo

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Lutte contre la corruption : Le Budget de l’Etat 2012-2014 passé au peigne fin

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Ernest Mpararo, secrétaire exécutif de la Licoco

A l’initiative de l’UNICEF, une réunion de partage d’expérience sur  l’Analyse Budgétaire 2012-2014 a été organisée ce mardi 19 avril 2016 dans la salle des conférences de l’ UNICEF à Kinshasa. Objectif : réfléchir froidement sur base des travaux de suivi et évaluation réalisés par les organisations de la Société civile et consultants des partenaires externes de la République Démocratique du Congo, en vue de tirer des leçons d’avenir.

Ouvrant la série des présentations, le secrétaire exécutif de la Ligue congolaise pour la Lutte contre la corruption( Licoco), Ernest Mpararo, a exposé sur le rapport publié par la Ligue en 2014, fruit d’une enquête basée essentiellement sur les éléments d’informations récoltés auprès des différents  services de l’Etat.

En effet, le résultat de ce  rapport rendu public par cette organisation, qui milite sans relâche pour la bonne gouvernance et contre toute forme de corruption en RDC, avait fait tache d’huile à son temps dans la haute sphère politique congolaise pour avoir  démontré et recensé clairement les problèmes majeurs qui ont prévalu pendant l’exécution du budget ; il s’agit notamment le non-respect de la loi des finances par le gouvernement de la République, le non-prise en compte du financement des projets socio- économiques, (qui du reste ne constitue pas une priorité pour le gouvernement), l’exécution du budget se fait de façon à satisfaire les animateurs des institutions politiques, et cela se traduit simplement par leur train de vie,  etc.

Pour garantir plus de transparence et d’équilibre dans l’exécution du budget de l’Etat, Ernest Mpararo a donné un certain nombre des pistes de solutions. Il s’agit entre autres de l’accès à l’information, la disponibilité des agents et fonctionnaires de l’Etat à collaborer étroitement avec les acteurs de la Société civile, du soutien des bailleurs de fonds aux organisations de la Société civile pour étendre leurs actions dans l’ensemble des provinces afin d’obtenir les rapports de redditions des comptes auprès des entités décentralisées et de recourir à la campagne de sensibilisation pour susciter l’intérêt de la population à participer au débat.

Après échanges et débats autour d’expériences partagées, la plénière reste en tout cas unanime quant à la nécessité de mettre en œuvre des mécanismes pouvant déboucher sur un plaidoyer efficace et efficiente à soumettre au gouvernement et à tous ses partenaires au moment opportun.