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Processus Électoral en RDC: La Licoco en campagne contre les achats de consciences

 Les Congolais iront aux urnes le 23 décembre prochain selon le calendrier de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour élire leurs dirigeants lors des élections couplées, présidentielle, législatives nationales et provinciales pour un mandat de 5 années.

Pour l’instant, l’heure est à la campagne électorale, un moment propice pour chaque candidat à la présidentielle et aux législatives provinciales et nationales 2018 de distiller des messages contenus dans leurs projets de société afin de convaincre les électeurs. Si certains parviennent à tenir des discours politiques claires répondant plus ou moins aux préoccupations de la population, tel n’est pas le cas pour d’autres candidats qui s’emploient, sans scrupule, à des pratiques de corruption par l’achat de consciences des électeurs moyennant l’argent ou autres présents.

Pour prévenir ou réduire les risques de telles pratiques, les équipes de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption, LICOCO sont en pied d’œuvre à Kinshasa et à Matadi dans la province du Kongo Central, pour éveiller la conscience des citoyens sur le vote utile à travers la campagne de sensibilisation dénommée « Ne vendez pas votre vote ».

Cette campagne a pour principale cible les femmes qui vivent dans des zones urbano-rurales souvent exposées à des pratiques de corruption exercée en cette période par des politiciens corrompus et des personnes dépourvues d’éthique et en quête de pouvoir pour l’enrichissement illicite au détriment de la population.

Les descentes effectuées dans les grands marchés et principales artères de ces deux villes précitées ont permis aux citoyens de s’approprier l’intérêt de la campagne. Aussi sont-ils sortir de leur silence en dénonçant l’immoralité de certains candidats. « Mes collègues et moi, nous avons vendu nos cartes d’électeurs contre un bassin et un montant de 10.000 Fc équivaut à 6$ US à un candidat député de la circonscription de Mont Amba. J’exprime mes profonds regrets d’avoir posé un tel acte par ignorance et promet d’en parler à d’autres mamans du marché pour ne pas tomber dans ce piège », a révélé l’une des femmes vendeuses de poisson au Marché Kingabwa dans la commune de Limete.

Partout où est passé le carnaval « Ne vendez pas votre vote », selon des témoignages, la pratique d’achat des cartes d’électeurs a été dénoncée par les citoyens. C’est le cas d’un candidat député, promoteur d’une école de Kinkole, qui exigerait à tous les élèves à l’âge de vote d’apporter leurs cartes d’électeurs à la direction avant tout accès en classe. Cette dénonciation fera l’objet d’une enquête minutieuse du Bureau CAJAC-Kinkole de la LICOCO (Centre d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne) afin de vérifier si, effectivement, les prétendues allégations portées contre le responsable de cette école s’avèrent vraies.

Globalement, la campagne a été chaleureusement accueillie par les citoyens, déterminés à voter par raison et à jouer leur rôle comme il faut dans ce processus électoral, afin d’apporter un changement radical pour la construction des nouvelles institutions de la République.

La campagne de sensibilisation sur le vote utile, initiée par la LICOCO dans le cadre de son programme « Impact » qui permet de mobiliser un grand nombre des citoyens contre la corruption, va continuer jusqu’à la fin de la campagne électorale.

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Corruption : la LICOCO sensibilise les cadres universitaires à Inongo dans la Province de Mai Ndombe

La Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO)  a organisé, une conférence-débat, le 22 février dernier en la grande salle de l’Institut supérieur de sciences de santé  (ISSS) d’Inongo dans la province de Maï-ndombe. Placée  sous le thème « Tous, luttons contre la corruption », la conférence a pris la dimension d’une grande matinée politique vue l’assistance et la qualité du débat qui s’en est suivie.

Prenant la parole, le coordonnateur du bureau LICOCO/Inongo, Me Fabrice Mongbele a tenu à remercier les enseignants, les  étudiants et les invités pour leur présence. Ce, avant de faire une brève présentation de la LICOCO, ses objectifs et son projet de redevabilité dans le processus REDD+ à Maï-ndombe. Mais aussi, il a tenu à expliqué le rang qu’occupe la République démocratique du Congo  en rapport avec l’indice de perception de la corruption publié par Transparency International.

Il a souligné que la RDC se retrouve chaque année dans les 20 pays les plus corrompus de la planète. Le rang de la RDC dans l’Indice de perception de la corruption provoque la fuite des investisseurs qui peuvent venir investir au pays et a des conséquences énormes sur le développement socio économique de la RDC a souligné le Coordonnateur de la LICOCO à Inongo.

Un débat a été ouvert avec les participants. Une grande majorité des participants a reconnue que la corruption est un fléau qu’il faut endiguer si l’on aspire à implémenter la bonne gouvernance et à réussir la décentralisation dans la province de Maï-ndombe.

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REDD+: Ouverture du bureau CAJAC/LICOCO à Inongo/Maï-ndombe.

Une délégation de la LICOCO a effectuée une mission du 25 janvier au 1er février 2017 à Inongo, dans la province de Maï-ndombe. L’objet de la mission était de présenter et lancer les activités de l’observation indépendante non mandatée dans le processus REDD+ à Maï-Ndombe et d’ouvrir officiellement le bureau CAJAC, Centre d’Assistance juridique et de l’Action Citoyenne à Inongo.
La délégation conduite par Messieurs Innocent Lubala & Alain Parfait Ngulungu, respectivement Directeur financier et administratif et chargé des programmes avaient profité de ce déplacement pour échanger sur le rôle, objectifs et différentes phases de l’Observation Indépendance non mandatée dans la mise en œuvre de la REDD+, dont la cible est la lutte contre la fraude ou la corruption à Maï-ndombe.
Mais aussi, de renforcer les capacités des Organisations de la Société Civile sur le monitoring des illégalités forestières et le suivi des sauvegardes (SES REDD+ ) et former les participants sur l’utilisation du guide des sauvegardes sociales et environnementales et des outils de suivi de la gouvernance REDD+. Ce avant, de recueillir les différentes plaintes des clients sur la mise en œuvre d’ERPD à Maï-ndombe et lancer officiellement les activités du CAJAC/Maï-ndombe à Inongo.
Traquer les illégalités et la corruption dans le secteur forestier
La LICOCO, pour votre gouverne, mène actuellement avec l’appui de ses partenaires, plusieurs actions de plaidoyer pour mettre en exergue, notamment : (i) les outils de contrôle et de gouvernance sur les changements climatiques ; (ii) l’importance du contrôle citoyen de l’action publique, leur probabilité et impact sur le processus REDD+, (iii) les stratégies du contrôle citoyen et les acteurs du changement social, (iv) dresser la cartographie des risques de corruption dans l’ERPD Maï-ndombe et (v) accompagner les communautés affectées sur terrain.
Dans ce cadre, en juin 2015, la LICOCO a mené une action de sensibilisation à Mbankana aux environs du projet Ibi Bateke et a adressé une correspondance au FCPF lors de la 9ème réunion du sous-comité FCPF, tenu à Washington/USA. Un autre atelier de consultation et de renforcement des capacités sur le CCAP dans le processus REDD+ a été organisé du 03 au 04 juin 2016 à Inongo (Province de Maï-Ndombe).
Avec l’ouverture du bureau CAJAC à Maï-ndombe, plusieurs actes de corruption et d’illégalités seront dénoncés pour combattre l’impunité dans le secteur forestier. Une manière de lutter contre les détournements destinés à la lutte contre la corruption dans le cadre de l’atténuation des changements climatiques.

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