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Affaire 15 millions de dollars : le CLC mobilise dans la rue

Le Comité Laïc de Coordination est une organisation de l’église catholique de la République démocratique du Congo (RDC). Cette structure a été le fer fer de lance dans la mobilisation pour la tenue de l’élection présidentielle en 2018. Aujourd’hui, le CLC est vivement préoccupé par la rocambolesque affaire des 15 millions de la recette des produits pétroliers.
Face au flou qui entoure cette affaire de corruption, les animateurs de CLC ont décidé de descendre dans la rue le 19 octobre prochain pour exiger à la justice d’appliquer la rigueur de la loi à toutes les personnes impliquées dans ce dossier qui embarrasse  certains bonzes du pouvoir.
Le monde bouge contre la corruption, les peuples du monde ne veulent plus des dirigeants
corrompus à la tête des institutions. L’exemple le plus récent est celui de l’Irak. Des millions de citoyens irakiens sont descendus dans la rue au prix du sang pour exiger la démission de tous les membres du Gouvernement jugés corrompus. De tels mouvements sont de plus en plus observés partout. Et si ce vent de l’éveil de conscience soufflait en direction de la RDC ? Car les effets néfastes de la corruption sont à la base des inégalités sociales et de l’insécurité.
En tout cas, le chemin semble désormais être balisé grâce au travail des organisations de  la Société civile, notamment la Ligue Congolaise de Lutte contre la Corruption, (LICOCO) qui ne ménage aucun effort pour sensibiliser les citoyens sur les conséquences de la corruption en RDC.
Le CLC en croisade contre la Corruption
La décision de Comité Laïc de Coordination de va-t-en guerre contre les dirigeants corrompus sous l’heure Félix Tshisekedi est un atout de taille dans la mobilisation sociale contre la Corruption.
Pour réussir cette grande journée populaire de protestation contre l’impunité et la corruption afin de dénoncer les nombreux scandales au sommet de l’Etat, le Collectif du CLC compte avant tout sur la participation massive des chrétiens catholiques. Comme en 2017 et 2018 lors des manifestations anti Kabila, la mobilisation partira de toutes les paroisses catholiques disséminés à travers la ville de Kinshasa. bénéficiant du soutien de l’Archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo, nouvellement créé Cardinal par le Pape, le CLC compte marquer d’une empreinte indélébile cette croisade contre la Corruption.
Un jeune Catholique de vingtaine d’années de la paroisse Saint Paul à Barumbu, rencontré
en pleine sensibilisation des paroissiens en marge de la marche du 19 octobre  prochain, estime que « la RDC ne doit pas continuer à être un terreau fertile de la corruption, il est temps de dire non à tous les dirigeants qui se livrent aux pratiques corruptibles ».
Cette manifestation contre l’impunité et la corruption a comme principal objectif d’exiger la suspension des personnes impliquées dans le détournement des 15 millions de dollars, ainsi que la démission des juges de la Cour constitutionnelle, présumés corrompus dans les dossiers des contentieux électoraux.

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RDC : Le FMI appelle à l’adoption de la loi anticorruption et à la création d’une commission indépendante de lutte contre la corruption

Le Fonds Monétaire Internationale (FMI) invite les autorités congolaises à l’option d’une loi anti corruption et à la création d’une commission indépendante de lutte contre la corruption. Cette recommandation a été faite par M. Villafuerte, chef du Département Afrique du FMI.

Actualité.cd
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Communiqué de presse n°003/Se/Licoco/2019: La LICOCO apporte son soutien aux interpellations faites par l’Assemblée de Kinshasa

LA LICOCO APPORTE SON SOUTIEN AUX INTERPELLATIONS FAITES PAR L’ASSEMBLÉE PROVINCIALE DE KINSHASA SUR LA MAUVAISE GOUVERNANCE DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL DE LA VILLE DE KINSHASA

La Ligue Congolaise de lutte contre la corruption suit de prêt l’action initiée à l’Assemblée Provinciale de Kinshasa contre le Ministre des Finances Guy Matondo, du Gouvernement Kimbuta, sur les allégations de mauvaise gouvernance du Gouvernement Provincial de la Ville de Kinshasa dirigé par l’Ancien Gouverneur Mr Kimbuta.

Cette action de l’Assemblée Provinciale de la Ville de Kinshasa cherche à mettre en lumière la façon dont le Gouverneur Kimbuta a géré la Ville de Kinshasa durant les 12 dernières années en tant que Gouverneur de la Province de Kinshasa.

En partant, le Gouverneur Kimbuta a laissé une Ville insalubre, des routes non réhabilitées, des fonctionnaires de la Ville non payés et non motivés, des taxes et impôts détournés et une dette fictive de près de 18 millions des dollars que les contribuables Kinois doivent rembourser.

La Licoco salue le courage de l’initiateur de l’action d’interpellation et lui apporte son  soutien pour que le Gouvernement Kimbuta puisse répondre sur la gestion de la Ville de Kinshasa ces 12 dernières années

Cette interpellation rencontre la volonté des Kinois qui ne veulent plus du laxisme et de complaisance à l’Assemblée Provinciale de Kinshasa, comme  affirme un agent de la DGRK «  les anciens députés provinciaux  percevaient régulièrement  des pots de vin auprès du Gouverneur pour l’achat de leur silence, car il n’est pas normal durant le mandat du gouverneur sortant en aucun moment il a été interpellé à l’assemblée en dépit des allégations de corruption, des détournements des deniers publics,  en charge de l’exécutif provincial rapporter  par la presse locale ».

Par ailleurs, la LICOCO fustige vigoureusement les menaces des morts dont est victime le député Tenge Litho, auteur de l’action d’interpellation, ainsi que certains membres du Bureau de l’Assemblée Provinciale.

Il est inadmissible dans un état de droit qu’un élu du peuple qui exerce son travail de control parlementaire soit intimidé par des inciviques pour y renoncer.

Lors du débat à l’Assemblée Provinciale, il est reproché au Ministre Provincial en charge des Finances  sortant de la ville de Kinshasa  et de son Gouvernement Provincial ce qui suit :

  1. Endettement par la Ville auprès de différentes banques estimées à 18 millions de dollars américains.
  2. Les recettes sont hypothéquées, pour une durée de trois ans, avant la réalisation des recettes.
  3. Existence de plusieurs comptes bancaires parallèles de la Province de Kinshasa et signatures des contrats léonins mettant en mal le fonctionnement de l’assemblée provinciale de Kinshasa, de l’exécutif provincial ainsi que leurs administrations respectives.
  4. Existence des arriérés des salaires et primes des membres des cabinets et du personnel administratif dépassants trente mois de retard.

Après avoir suivi les argumentaires des députés provinciaux de Kinshasa et la réponse peu convaincante du Ministre Provincial des Finances, la Licoco formule les recommandations suivantes :

Au  Bureau de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa

  • De transférer directement l’affaire en justice pour des poursuites judiciaires.
  • De solliciter auprès du Procureur Général de la République près de Cour de Cassation la saisine de tous les comptes fictifs de la Province de Kinshasa et ceux du ministre Provincial des Finances,
  • De mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour auditer les régies financières et tous les services générateurs des recettes de la ville de Kinshasa.
  • D’encourager les élus provinciaux d’initier  des questions Orales à l’égard de tous les exécutifs sans tenir comptes de leurs couleurs politiques pour rompre avec les antis valeurs de la législature passée .

Au Procureur Général près la Cour de Cassation

  • D’arrêter directement et en urgence le Ministre Provincial des Finances pour qu’il n’empiète aux investigations parlementaires en cours,
  • D’ordonner la saisie de tous ses biens et mettre sous séquestre ses comptes bancaires,
  • D’appliquer la même rigueur de la loi à toute personne qui serait impliquée dans cette affaire.

Au Président de la République

  • D’appuyer l’initiative courageuse des députés provinciaux de Kinshasa qui s’inscrit dans sa démarche de combattre la corruption afin de garantir la bonne gouvernance dans la gestion de la chose publique.
  • D’ordonner l’interpellation du Gouverneur Kimbuta pour qu’il réponde de sa gestion passée à la Province Ville de Kinshasa

Aux Organisations de la Société Civile et au Peuple Congolais

De soutenir l’action de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa et demander que les mêmes actions soient menées dans d’autres Provinces de la RDC pour que les anciens Gouverneurs rendent compte de leur gestion aux peuples Congolais.

Fait à Kinshasa, le 14 mai 2019

Pour la LICOCO

Secrétaire Exécutif

Ernest Mpararo

 

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Communiqué: Déclaration DES OSC ENGAGEES DANS LA MISE EN OEUVRE DE L’ ITIE EN RDC

DÉCLARATION  DES OSC  ENGAGÉES DANS LA  MISE EN OEUVRE DE  L’ITIE EN RDC SUR  LE RAPPORT D’AUDIT DU SECRÉTARIAT TECHNIQUE

DE L’INTRODUCTION

Suite aux multiples défis rencontrés dans la mise en oeuvre du processus lTlE en RDC et à la demande des parties prenantes, une commission d ‘audit a été mises sur pied par le Comité Exécutif. Cette commission , composée de six membres délégués par les trois composantes en raison de deux délégués par composante,avait pour mission de procéder à I’audit opérationnel et financier du Secrétariat technique de I’lTlE/RDC.
Le cabinet d’audit a rendu son rapport à la commission d’audit qui à son tour I’a soumis au comité Exécutif pour analyse et décision.
Le retard observé dans l’examen du rapport de la commission a suscité beaucoup d’interrogations et réactions des acteurs engagés dans la mise en œuvre d e l’lTlE. Ce qui a poussé la Société Civile à les  examiner et rendre publique la présente déclaration.

ll. DE L’AUDIT DU SECRÉTARIAT A ÉTÉ TECHNIQUE DE L’ITIE ET DES DIFFÉRENTES RÉACTIONS

1. Des constats du Cabinet d’audit
Au terme de sa mission, I’auditeur indépendant a émis des réserves et des recommandations. ll a relevé les constats ci-après : – Du point de vue de la revue opérationnelle: le recrutement irrationnel du personnel sans considération des besoins des compétences correspondantes aux tâches à accomplir ; le recrutement sans autorisation du Comité Exécutif ; le mangue de transparence dans le recrutement du personnel, I’absence d’évaluation du personnel, etc. – Du point de vue de la gestion financière : I’absence des pièces justificatives pour la somme de 217. 052 $ US, les dépenses de frais de mission de I’ordre de 176.739 $US non accompagnées des ordres et rapports de mission ; – Du point de vue de la gestion des immobilisation:s I’absence de procédures de gestion e t suivi des mobilisations du secrétariat technique, la mise à disposition des biens achetés pour les antennes lTlE en province sans accord ni autorisation du Comité Exécutif,… ; – Du point de vue de la procédure des achats: I’absence de la transparence et conflit d’intérêts.
III. DE LA LECTURE ET DE L ‘OBSERVATIONS DE IA SOCIÉTÉ CIVILE

1. Du Rapport d’audit et de la Commission d’audit
La société civile déplore le climat de tension  et de méfiance  entretenu lors de la mission d’audit. Elle  exprime toute sa préoccupation eu égard aux circonstances qui ont entouré le dit audit.
Elle relève à cet effet que, I’audit d’une institution en charge de la promotion de la transparence devant être aussi transparent que possible, ne devrait pas susciter autant de passion pour justifier les tensions, oppositions et discussions engagées qui ont retardés inutilement I’exécution de la mission prévue pour dix jours jusqu’à plus de cinq mois.
En outre, la Société Civile s’indigne de I’inaction et du retard du Comité Exécutif à examiner le résultat de I’audit, à s’approprier les recommandations de I’auditeur pour leur mise en oeuvre afin d’assainir et améliorer la gestion du processus lTlE en RDC , à établir les responsabilités et à prendre les sanctions qui s’imposent.
La société civile estime qu’il est plus qu’urgent pour que le Groupe Multipartite de la RDC adopte des mesures correctives et des reformes devant relancer et soutenir le processus de la mise en oeuvre d e l’lTIE.
2. Des rapports entre acteurs de la mise en oeuvre du processus lTlE en RDC et du respect des textes.
La société civile constate qu’un climat malsain règne entre le Coordonnateur National et certains membres du Groupe Multipartite et certains partenaires et en dépit des progrès accomplis dans la mise en oeuvre de l’lTlE en RDC.
ll y a lieu de rappeler que tous les acteurs doivent privilégier et mettre au centre I ‘intérêt de la mise en oeuvre de l’lTlE en entretenant un climat de confiance mutuelle. La méfiance entre acteurs n’est pas de nature à favoriser n i ce climat ni une bonne mise en oeuvre.
Relativement à la qualité de membre ou observateur au Groupe Multipartite, il y a lieu d’appliquer scrupuleusement les textes en vigueur sur l’lTlE en attendant leur révision. A cet effet, le Comité Exécutif ayant la charge de la mise en oeuvre du processus en RDC est appelé à servir de modèle de gouvernance en se conformant  scrupuleusement à la norme lTlE et aux textes qui la régissent.

3. Des recrutements au Secrétariat Technique.
Le recrutement au secrétariat technique doit être subordonné au besoin du fonctionnement et obtenir I’aval du Comité Exécutif conformément à un organigramme préalablement adopté.
La Société Civile demande au Comité Exécutif de mettre fin aux recrutements des .membres des familles et proches au sein du Secrétariat Technique en violation des procédures de transparence.

4. Du faible engagement de la composante Gouvernement.
La Société Civile constate que [a partie Gouvernement est la partie prenante [a plus représentée au Comité Exécutif avec 7 membres. Ces membres ne sont pas tous très impliqués dans le suivi des décisions prises par le Comité Exécutif. Ce qui laisse le champ libre au Secrétariat Technique de l’lTlE qui s’arroge diverses initiatives en dehors du plan du travail adopté. A titre illustratif, le projet du décret  portant organisation de I’lTlE en RDC n’est toujours pas signé malgré que la composante Gouvernement soit majoritaire au sein du Groupe Multipartite.
Les réunions du Comité Exécutif sont devenues irrégulières et beaucoup d’activités sont improvisées à cause de I’indisponibilité des ministres.
La société Civile estime pour I’efficacité de la mise en oeuvre du processus, d’impliquer les responsables et les techniciens des régies financières et des administrations publiques à même d ‘assurer un suivi.

Iv. DE LA CONCLUSION:
La Société Civile considère que le processus lTlE a enregistré des progrès significatifs malgré quelques défis à relever.
Pour l’intérêt du processus, les membres du Comité Exécutif doivent s’engager au rétablissement de la confiance entre acteurs,et le Coordonnateur national doit fournir des efforts pour améliorer ses relations avec tous les acteurs de la mise en œuvre de l’TÏE.
Il est plus qu’urgent :
– Que les mesures correctives soient prises conformément aux recommandations de I’auditeur et du Secrétariat international de I’lTIE ; – Que des reformes structurelles soient engagées et que le respect des textes en vigueurs oit de mise.
Fait à Kinshasa le, 14 août 2o17
Les organisations ci-après :

Les organisations ci-après :
1. SARW

2; FEJE

3. LICOCO

4. OCEAN

5. CENADEP

6.PWYPIRDE

7.CEPAS

8.CEPECO

9. ACIDEH

10. CERN/ CENCO

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CNUCC : La LICOCO va représenter l’Afrique au sein de la Coalition de la société civile pour la mise en application la Convention des Nations Unies contre la Corruption-UNCACCOALITION.

Les Organisations de la société Civile du monde  travaillant dans la lutte contre la corruption ont mis en place un réseau mondial pour suivre la mise en application de la convention des Nations Unies Contre la Corruption par les Etats ayant ratifié cette convention.  Cette coalition est dénommée UNCACCOALITION.

A cet effet, la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption  a été honorée de représenter le continent Africain au sein du comité de la coalition.

Le mandat de la LICOCO au sein du comité de la coalition sera de 2 ans renouvelable une fois et elle aura comme mission :

  • De suivre la mise en application de la Convention des Nations Unies contre la Corruption par les Etats Africains en général et la RDC en particulier
  • Collaborer avec les Sections Nationales de Transparency International en Afrique pour s’assurer que les Etats parties à la convention appliquent objectivement la convention
  • Mobiliser d’autres organisations de la société civile à joindre la coalition.

Secrétaire Exécutif de la licoco, Ernest Mpararo.

La LICOCO tient à féliciter les Collègues qui ont porté son choix sur elle et promet de travailler pour que la mise en application de la convention des nations unies par les Etats africains soit une réalité et non une théorie, a déclaré Mr Ernest Mpararo, Secrétaire Exécutif de la LICOCO

Une mise en application de la convention par les Etats parties favorisent le renforcement des lois anti corruption gage d’une bonne gouvernance dans le continent.

Pour toute information concernant le travail de la coalition, visitez l’adresse www.uncaccoalition.org

la LICOCO

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RDC : le secteur privé impliqué dans la lutte contre la corruption en RDC

La corruption constitue la principale menace qui plane sur la bonne gouvernance, le développement économique durable, le processus démocratique et la loyauté des pratiques commerciales.
A l’ère de la globalisation, les effets corrosifs de la corruption se manifestent certes lors de la perpétration d’actes de corruption, mais ils se répercutent dans toute l’économie et la société mondiales. La capacité des pays comme la RDC, à remédier à la corruption, sur les plans tant interne qu’international, est entravée par l’absence de transparence, de responsabilité et d’intégrité dans les secteurs public et privé.
A Kinshasa, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer (FKA) a organisé le 10 mars dernier, une table-ronde sur « les investissements et la lutte contre la corruption en RDC ». L’objet de cette réunion était entre autres (i) faire le point sur la situation du climat des affaires ; (ii) identifier les problèmes de la corruption, et (iii) jeter les bases pour une coopération pour la lutte contre la corruption dans le monde des affaires.
Aux côtés du Conseiller spécial du Chef de l’Etat en charge de la bonne gouvernance, lutte contre la corruption et blanchiment des capitaux ; du cabinet Mavinga et de l’Administrateur FEC en charge de l’amélioration du climat des affaires, la LICOCO a axé son exposé sur « Rôle de la société civile dans la lutte contre la corruption ».
Elle en a profité pour faire savoir aux participants que la corruption a un coût. Par conséquent, elle accroît les investissements improductifs ainsi que le coût des biens et services. Finalement, elle finit par conduire le secteur privé à un déclin.
Bref, la LICOCO a annoncé aux acteurs du secteur privé que la corruption est un mauvais choix, qui alourdit les coûts des entreprises et handicape plus particulièrement les plus petites d’entre elles. Par-dessus tout, elle ralentit le développement économique et social.
Ainsi, elle a recommandé à la fin, notamment :
 La mis en place d’un groupe multi-partie de réflexion pour la lutte contre la corruption dans le secteur privé en RDC;
 Le lancement du projet Business Integrity Country Assessment (BICA);
 L’aide aux PME pour l’établissement d’un mécanisme efficace d’alerte (11 principles of Guidelines on Whistleblowing)
 L’élaboration d’une politique/un code de conduite de lutte contre la corruption pour le secteur privé en RDC

LICOCO

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Corruption : la LICOCO sensibilise les cadres universitaires à Inongo dans la Province de Mai Ndombe

La Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO)  a organisé, une conférence-débat, le 22 février dernier en la grande salle de l’Institut supérieur de sciences de santé  (ISSS) d’Inongo dans la province de Maï-ndombe. Placée  sous le thème « Tous, luttons contre la corruption », la conférence a pris la dimension d’une grande matinée politique vue l’assistance et la qualité du débat qui s’en est suivie.

Prenant la parole, le coordonnateur du bureau LICOCO/Inongo, Me Fabrice Mongbele a tenu à remercier les enseignants, les  étudiants et les invités pour leur présence. Ce, avant de faire une brève présentation de la LICOCO, ses objectifs et son projet de redevabilité dans le processus REDD+ à Maï-ndombe. Mais aussi, il a tenu à expliqué le rang qu’occupe la République démocratique du Congo  en rapport avec l’indice de perception de la corruption publié par Transparency International.

Il a souligné que la RDC se retrouve chaque année dans les 20 pays les plus corrompus de la planète. Le rang de la RDC dans l’Indice de perception de la corruption provoque la fuite des investisseurs qui peuvent venir investir au pays et a des conséquences énormes sur le développement socio économique de la RDC a souligné le Coordonnateur de la LICOCO à Inongo.

Un débat a été ouvert avec les participants. Une grande majorité des participants a reconnue que la corruption est un fléau qu’il faut endiguer si l’on aspire à implémenter la bonne gouvernance et à réussir la décentralisation dans la province de Maï-ndombe.

Licoco

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Revue de presse du lundi 13 février au vendredi 17

« Economie congolaise: quand la crise politique fait oublier l’assiette« , Titre à sa Une le site d’information Economico.cd

Depuis près d’un an, l’économie congolaise souffre. Plusieurs mesures avaient été prises en 2016 par le Gouvernement pour enrayer la crise et à la mi-janvier 2017, la Banque centrale du Congo a relevé son taux directeur de 7% à 14%. Rien n’y fait: aujourd’hui le Franc congolais vient de dépasser au marché parallèle la barre des 1.300 pour 1 dollar américain.

Le constat: une économie en berne, un pouvoir d’achat en panne

Deux chiffres illustrent le ralentissement de l’économie congolaise: l’accroissement du PIB était de 8% pendant la période 2012-2015 pour 2,7% en 2016. La moyenne africaine est de 3,7% pour l’année 2016 contre 4% en 2015. Plusieurs facteurs ont entraîné un ralentissement de l’économie congolaise: le recul de la demande chinoise en matières premières, les prix exorbitants en terme de fournitures d’énergie, la crise politique, la corruption, un système bancaire qui finance essentiellement les activités d’import-export,…

Depuis l’avènement du gouvernement Badibanga, il n’y a pas eu de décisions économiques majeures pour l’économie ou le social, où plutôt il n’y a pas eu de décisions ayant un effet positif majeur sur l’économie congolaise. En effet, les efforts louables de la Banque centrale du Congo qui a élevé son taux directeur ou a injecté des dollars sur le marché n’ont pas suffi à enrayer la courbe inflationniste et la dépréciation du Franc congolais.

Dans un autre registre l’affaire Fonds de Promotion de l’Industrie( FPI)  refait surface avec la divulgation des élèménts du  rapport parlementaire par le journal Français le Monde, citer par le site d’information Politico.cd

« Kinkiey Mulumba accusé  avoir reçu 450.000 USD du FPI pour payer un crédit bancaire »

Un rapport parlementaire accuse l’ancien ministre Tryphon Kin-Kiey Mulumba d’avoir reçu 450.000 du Fonds pour la promotion de l’industrie (FPI) et qui n’aurait jamais servit, apprend-t-on du journal LE MONDE. 

Le jour français Le Monde affirme avoir eu connaissance d’un rapport parlementaire mettant en cause des autorités de la RDC dans un vaste détournement au sien du Fond pour la Promotion de l’Industrie.  Ce document de 66 pages, affirme Le Monde  dans son édition Afrique a pu consulter, est une « enquête rigoureuse » qui met à mal l’ambition industrielle du pays et révèle, preuves à l’appui, les pratiques corruptives de la classe politique.

Ainsi,  Tryphon Kin Kye Mulumba, ministre des relations avec le Parlement de 2014 à 2016, se serait vu octroyer un prêt de 450 000 dollars pour équiper et pérenniser l’imprimerie de son groupe de presse. Sauf que, affirme toujours le média français,  cette somme n’a pas servi à contribuer à l’industrialisation du pays. « Le ministre a plutôt remboursé un précédent crédit contracté auprès d’une banque plus à cheval sur les traites », renseigne cet article publié lundi 13 février.

Par ailleurs, le même rapport affirme que des députés devenus limiers sont parvenus à confirmer les détournements au prix de descentes à l’improviste dans les locaux du FPI et de visites des projets industriels qui ont bénéficié d’un appui à Kinshasa et à Lubumbashi, la capitale de la province minière du Haut-Katanga. Respectivement 70 et 78 % des projets n’y ont pas été réalisés. « Et les fonds perçus ne sont pas remboursés par les promoteurs ; le financement de ces projets n’a pas tenu compte des études de rentabilité et de la capacité financière des promoteurs ; les efforts de recouvrement ne sont pas perceptibles », peut-on lire dans le rapport. Les enquêteurs concluent sans ambages : « En clair, il y a détournement de fonds par les promoteurs des projets et laxisme du chef du FPI »

Selon le rapport d’enquête parlementaire, les pertes ou plutôt les détournements s’élèvent à 138 838 100, 98 millions de dollars. Parmi les bénéficiaires se trouvent nombre de députés et sénateurs congolais – parmi les mieux payés de la planète. Des gouverneurs, des ministres en exercice… Il y a aussi d’anciens membres du gouvernement et leurs proches.

Avec Le Monde Afrique.